19/04/2013

À chacun son métier (prise II)...

Un citoyen de l'Anse exprimait récemment une idée qui nous a paru aussi simple que géniale, et que nous avons donc décidé de vous partager, avec son accord. Celle-ci pourrait donc se voir essentiellement résumée à travers le questionnement suivant : « Pourquoi ne pas tout simplement vendre la montagne pour 1 $, tout en demandant à l'acheteur de présenter un plan d'investissement d'environ 10 millions de dollars ? »

Et comme le citoyen en question a d'ailleurs pris soin de le préciser, d'autres clauses du contrat d'une telle vente pourraient fort bien stipuler que la station devrait toujours continuer d'être opérée en tant que centre de ski, ce qui empêcherait notamment un éventuel démantèlement des remontées...

Le même citoyen proposait par ailleurs d'adopter une stratégie similaire vis-à-vis du camping municipal. Car pour reprendre son raisonnement, « Pourquoi une municipalité devrait-elle être « pognée » pour gérer un camping et un centre de ski ? »

Et ne faut-il pas avouer au départ qu'un entrepreneur privé risquerait de témoigner beaucoup moins d'indulgence qu'une municipalité envers un terrain de camping en manque chronique de rafraîchissement, de même qu'envers des remontées mécaniques, des dameuses et des fusils à neige datant d'une autre époque, ou envers un chalet dans lequel on pourrait déjà voir la pluie tomber ?

Ne pourrait-on pas d'ailleurs voir là un exemple parfait de ce bon vieil adage, auquel nous avons déjà fait référence à travers ce blogue : « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées » ?...

31/03/2013

Comment tuer la poule aux œufs d'or

S'il est un refrain que l'on entend réciter de plus en plus souvent, et de plus en plus fort à l'Anse-Saint-Jean, c'est bien le suivant : « les taxes sont trop chères ! »... Il faut avouer que du moment où l'on considère que l'on paye plus cher, et parfois même presque deux fois plus cher de taxes à l'Anse-Saint-Jean « qu'en ville », notamment si l'on se compare à une ville qui, comme Chicoutimi, s'avère pourtant plusieurs fois plus grande, et ce tant en superficie qu'en population, il y a quand même lieu de se dire qu'il doit bien y avoir un problème à quelque part...

Et quand, en plus de cela, on prend en compte le peu de services dont bénéficient plusieurs résidents de l'Anse-Saint-Jean, qui souvent n'ont droit qu'une semaine sur deux à la collecte des déchets, quand ils y ont droit tout court, tandis que plusieurs d'entre eux n'ont ne bénéficient ni d'un accès à l'eau ni de la jonction à un système d'égout, pendant que d'autres demeurent dans des rues bien habitées mais presque pas éclairées, sans parler du peu d'attention qui, de façon générale, semble mis sur l'entretien et le déblayage des chemins et de la chaussée, il y a peut-être même lieu de se demander s'il n'y a pas quelqu'un, ou en fait plusieurs citoyens qui seraient carrément en train de se faire niaiser....

D'ailleurs, la farce se révélerait d'une manière encore plus manifeste dans le cas de certains résidents, notamment au Mont-Édouard et à Périgny, dont le taux de taxation semble avoir été calculé de façon à s'avérer inversement proportionnel à la quantité et à la qualité des services qui peuvent leur être prodigués !

Ainsi, on pourrait facilement en venir à croire qu'il doit bien y en avoir un, ou quelques un, à la municipalité, qui soient en train de « rire dans leur barbe » en songeant au « bon coup » qu'ils se trouvent à jouer à leurs concitoyens...

Le seul problème, c'est que tous ne trouvent plus la blague aussi drôle, tandis que certains commencent à ne plus rire du tout...

En fait, certains se sont même déjà mis à « voter avec leurs pieds », et l'on ne compte ainsi plus les histoires de maisons vendues ou mises en vente pour des questions de taxation, tout comme les histoires de gens qui ne demandaient qu'à venir s'installer à l'Anse-Saint-Jean, et qui s'étaient même rendues assez loin dans leur démarche à cet effet, pour ensuite tout arrêter et rebrousser chemin aussitôt qu'ils ont su à combien pouvaient s'élever les taxes dans ce petit village qui jusque là semblait pourtant si parfait à tous les égards...

Se pourrait-il donc que cela puisse au moins contribuer à expliquer le fait que la vente de terrain aux Mont-Édouard, tout comme développement économique du village dans son ensemble, paraît avoir récemment atteint une sorte de plateau, ou en d'autres termes s'être mis à « staller », sinon à pratiquement décliner ?

Et quand on considère le fait qu'il devient même de plus en plus fréquent d'entendre ronchonner les « authentiques gens du village », toujours en ce qui a trait aux taxes municipales, ne pourrait-on pas commencer à se dire que la problème serait peut-être même plus sérieux qu'on semble l'avoir cru jusqu'ici, du moins à la municipalité ?

Et après tout, comment pourrait-on donc blâmer les villageois de se poser des questions, quand ceux-ci réalisent que le montant de taxation, lors des trente dernières années, aura pratiquement quintuplé, et ce même pour des maisons de taille modeste, toutes payées, et situées en plein cœur du village ?

D'un autre côté, il est peut-être tout aussi aisé de comprendre le maire Boucher : ce « pauvre petit », il se trouve à avoir non seulement dépensé déjà tout l'argent qui avait pu être mis de côté par les maires et mairesses précédents, mais à avoir gaspillé aussi tout l'argent que la municipalité pouvait possiblement emprunter, du moins jusqu'ici... Alors quelle autre option lui restait-il donc, après avoir aussi vaillamment dilapidé le bien public, que de demander aux citoyens de payer la note, et donc de porter sur eux-mêmes le fardeau de la gigantesque dette qu'il aura réussi à créer à lui tout seul, et ce en seulement quelques années ?

Autrement dit, après avoir dépensé tout ce qu'il pouvait y avoir dans le « coffre fort » public, quelle option pouvait-il donc rester à Boucher pour en puiser encore davantage, ne serait-ce que pour payer les intérêts de la dette qu'il a généré, si ce n'est d'aller chercher ce « petit extra » directement dans les poches des contribuables ?

Habile stratégie, pourrait-on être porté à conclure, n'est-ce pas ?

Sans doute... Si l'on est capable de ne considérer que le très court terme, et donc de tout simplement faire abstraction du long ou même du moyen terme, évidemment !

Car à quoi bon retirer toujours davantage des chaumières du village, si le nombre de celles-ci se met à augmenter moins rapidement, sinon à pratiquement stagner, de sorte que chaque citoyen se retrouve à devoir porter une portion de dette toujours plus grande sur ses propres épaules ? Et que dire du fait que, si de plus en plus de citoyens, à force d'en avoir assez, décident de prendre leurs cliques et leur claques, ce processus se verra encore renforcé, de sorte que l'on se retrouvera ainsi empêtré dans rien de moins qu'un cercle vicieux de dépeuplement ? Serions-nous alors vraiment plus avancés ?

Nous savons tous que les intentions du maire Boucher, au départ, étaient saines, et que son calcul n'était pas sans fondement : il s'agissait, en gros, de tout faire pour inciter un maximum de nouveaux résidents à venir s'installer à l'Anse-Saint-Jean, ne serait-ce que pour augmenter ainsi le nombre de payeurs de taxe... À cette fin, le maire aura surtout veillé à « développer le village », en se lançant notamment dans une multitude de projets visant à donner l'impression « qu'il se passe quelque chose ici », ou même que « c'est ici que ça se passe », en se disant, non sans raison, que c'est encore la meilleure façon de faire venir du monde...

Mais si, à force de justement s'investir, et d'investir notre argent dans des aventures aussi nombreuses que coûteuses, le maire avait surtout réussi finalement à endetter le village à un point tel qu'il n'a ensuite pas eu le choix de faire monter le coût des taxes à un niveau prohibitif, de telle sorte que l'on en vienne ainsi à faire fuir au moins autant de gens, sinon plus qu'on peut en faire venir, ne faudrait-il pas alors en conclure qu'il aurait pratiquement réussi à tuer la poule aux oeufs d'or ?

30/09/2012

Nouvelle option municipale recherchée !...

Les élections fédérales et provinciales étant maintenant choses du passé, pourquoi ne pas maintenant porter notre attention sur les futures élections municipales de novembre 2013, d'autant plus que ce sont surtout par ces dernières que l'on devrait se sentir concernés, du moins en tant qu'Anjeannois ?

Et surtout, pourquoi ne pas commencer à se poser tout de suite la question fondamentale impliquée par toute élection, soit bien sûr la suivante : « alors que voulons-nous, au juste ? »

Voulons-nous donc d'un troisième mandat du maire Boucher, que ce mandat soit exercé par ce dernier ou par un « dauphin » qu'il pourrait éventuellement désigner ? En d'autres termes, souhaitons -nous réellement contribuer à l'avènement de ce qui s'avèrerait donc rien de moins qu'une authentique « dynastie Boucher » ?...

Mais au fait, y a-t-il seulement une autre option ?

Existe-t-il donc, quelque part, une quelconque forme d'option politique qui puisse représenter une alternative potentielle à un règne supplémentaire de celui qui semblerait donc en voie de devenir le nouveau roi de l'Anse, en l'occurence son altesse Claude Ier ?

Et s'il existe donc une telle option, ne commencera-t-il pas à être utile pour la population de pouvoir en prendre connaissance ?

Car si c'est une chose de rendre publique une proposition ou une candidature, n'en est-ce pas une autre de veiller à ce que la population puisse en être bien informée, et surtout à ce qu'elle devienne assez favorable à celles-ci pour aller jusqu'à élire la ou les personnes concernées ?

Alors si vous connaissez une option qui puisse entraîner un renouveau politique à l'Anse-St-Jean, ou une personne pouvant incarner un tel renouveau en se présentant comme candidat au poste de conseiller municipal ou de maire, n'hésitez surtout pas à le faire savoir, ne serait-ce qu'en répondant à cet article !

Et au départ, pourquoi ne pas d'abord se poser à soi-même les questions suivantes :
  1. Suis-je oui ou non satisfait de l'administration municipale actuelle ?
  2. À quel genre d'équipe voudrais-je confier la gestion de ma municipalité, et donc de mes propres taxes ?
  3. Que puis-je faire moi-même pour favoriser l'apparition d'une telle équipe ? Et finalement...
  4. Suis-je prêt, pour ce faire, à aller jusqu'à offrir ma propre candidature en tant que conseiller ou en tant que maire ?
Car si c'est une chose que se déclarer insatisfait, n'en est-ce pas une autre de passer à l'action, dans le but de remédier à ce qui peut justement nous causer de l'insatisfaction ?

Autrement dit, si nous prétendons souhaiter réellement voir apparaître un changement au niveau de la politique municipale actuelle, pourquoi ne pas simplement passer de la parole aux actes ?

31/07/2012

Le rêve ultime

Lors de la dernière entrée, il fut proposé ni plus ni moins qu'une nouvelle base au pouvoir politique, à travers la notion de « commission », qui d'ailleurs pourrait fort bien correspondre, dans le cas d'une municipalité, à celle de « comité », tout simplement...

Ainsi, qu'est-ce qui nous empêcherait donc d'envisager une nouvelle façon de fonctionner au niveau municipal, et dans laquelle les décisions proviendraient fondamentalement des comités associés aux différents aspects de la vie municipale, de l'économie à l'environnement en passant par les arts ?

En d'autres termes, qu'est-ce qui nous empêcherait de concevoir que le pouvoir de décision soit essentiellement remis à la population elle-même, en bout de ligne ?

Remarquez que, d'un autre côté, rien dans tout cela ne devrait empêcher non plus les autorités municipales d'avoir le dernier mot, et donc de choisir au bout du compte de ne pas appliquer une recommandation qui pourrait leur être faite par un « comité officiel », à condition peut-être de simplement justifier publiquement une telle décision.

Et pour nous aider à nous faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler plus précisément une municipalité qui fonctionnerait de la sorte, il pourrait s'avérer utile de consulter le document suivant, qui décrit justement ce en quoi pourraient consister les droits et obligations respectifs des comités officiels et des autorités municipales, dans ce qui pourrait peut-être se voir considéré comme un « village du futur »...

Car après tout, n'est-il pas permis de rêver un peu, même en temps de campagne électorale ?

Et quel grand projet n'a pas d'abord pris naissance sous la forme d'un rêve ?

Or, s'il un rêve qu'il vaille la peine d'entretenir, ne devrait-il pas être celui de voir un jour la population se retrouver en charge de son propre avenir ? Ou en d'autres termes, ne devrait-il pas être tout simplement celui de la démocratie ?

Car vraiment, serait-ce trop demander qu'un peu plus de démocratie, même à l'Anse-Saint-Jean ?

18/07/2012

Gouverner par commissions

En ces temps de fièvre électorale...

Permettez-moi de sortir quelque peu du contexte plus proprement anjeannois, et de vous soumettre un texte de nature plus générale, mais qui risque de s'avérer d'autant plus propice à envisager le genre de contexte politique que nous souhaiterions voir apparaître dans notre village suite aux prochaines élections non pas provinciales, mais municipales...

Car après tout... Ne serait-ce pas temps de commencer à y penser ne serait-ce qu'un petit peu ?...

À condition bien entendu de ne pas cesser pour autant de profiter de l'été !

Alors bon été !...

L'Étiteur en Chef
Gouverner par commissions
ou
Laisser la parole à ceux qui sont le mieux placés pour parler

Si des décisions doivent être prises, alors pourquoi ne pas faire en sorte qu'elles soient prises par ceux qui s'avèrent en fait les mieux placés pour les prendre ? Autrement dit, s'il faut édifier une politique devant porter sur une question ou une autre, pourquoi celle-ci ne serait-elle pas d'abord élaborée par ceux qui connaissent le plus la question, ou ont carrément étudié celle-ci de par le passé, que ce soit à travers des études académiques ou autrement ? Et si une décision doit affecter un aspect ou un autre de l'activité humaine, alors pourquoi ne pas commencer par demander ce qu'en penseraient ceux dont ce secteur représente en fait la réalité quotidienne ?

Et si une telle approche s'avère impraticable dans le système politique actuel, alors pourquoi ne pas au moins commencer, avant d'implanter une politique ou une autre, par consulter ceux qui seront les premiers à être affectés par celle-ci ?

D'ailleurs, n'est-ce pas en ce sens que nos propres gouvernements semblent déjà se diriger, à travers les structures que l'on appelle les « commissions parlementaires », ou encore les « commissions d'enquête » ? Car indépendamment du sujet abordé ou de l'intention visée, de telles commissions ne consistent-elles pas d'abord et avant tout à regrouper ceux qui sont les premiers concernés par un sujet donné, que ce soit parce qu'ils représentent de pures et simples « autorités en la matière », ou simplement des « témoins privilégiés » s'avérant donc en mesure de communiquer des informations potentiellement essentielles pour ce qui est d'approfondir et d'intégrer la connaissance publique que l'on peut avoir en rapport à un tel sujet ? Car pour qu'une politique puisse s'avérer ne serait-ce que moindrement utile ou sensée, ne devrait-on pas d'abord s'assurer de bien comprendre ce sur quoi on compte justement légiférer ?..

Et comment peut-on prétendre faire des lois sur quelque chose dont on ne connaît rien ?

N'est-ce pas d'ailleurs l'erreur première que semblent en fait commettre nos politiciens ?

Alors, pourquoi ne pas suivre l'exemple que nos gouvernements semblent eux-mêmes nous donner de plus en plus, et ainsi laisser des « commissaires » préparer le terrain avant de commencer à parler de formuler quelque loi ou politique que ce soit ?

Ainsi, s'il faut donc établir une quelconque politique...

Pourquoi ne pas tout d'abord créer une commission qui aurait pour but d'étudier quels seraient les besoins auxquels il faudrait véritablement répondre, en prenant donc pour point de départ les demandes et recommandations de ceux qui seront les premiers concernés par la politique en question ?
Et pour ce faire, pourquoi ne pas nommer des commissaires œuvrant déjà au sein du milieu se trouvant justement visé par la politique en question ?
Et pourquoi ne pas commencer par demander aux membres d'une telle commission quelle personne ceux-ci souhaiterait eux-mêmes choisir pour les représenter en tant que « commissaire en chef » (ou en tant que « commissaire », plus simplement) ?
Pourquoi ne pas aller jusqu'à offrir un certain « salaire » aux membres d'une telle commission, ou du moins à son commissaire, quand bien même celui-ci ne serait-il que symbolique, et ne servirait donc qu'à communiquer à ce tels citoyens exemplaires la reconnaissance et la gratitude qu'ils auront justement mérités ?
Et surtout, avant d'établir une quelconque politique...

Pourquoi ne pas d'abord attendre le rapport que pourra livrer la commission qui aura justement été mandatée à cet effet ?
Ou en d'autres termes, pourquoi ne pas d'abord attendre qu'une telle commission ait donc pu rencontrer les personnes appropriées, et avoir suffisamment étudié la question et ses implications pour être en mesure de déterminer quelles interventions devraient selon elle être priorisées ?

Et ceci étant dit, y a-t-il vraiment quoi que ce soit, dans un tel processus, qui empêcherait les élus d'y participer, notamment en assistant aux réunions de l'une ou l'autre des commissions qui auront pu être crées ? Et qu'est-ce qui empêcherait en fait les élus de déterminer eux-mêmes quelles sont les commissions avec lesquelles ils souhaiteraient personnellement se voir plus particulièrement associés, et aux réunions desquelles ils pourraient donc assister ?

Qu'est-ce qui empêcherait les élus de faire part de leurs propres recommandations tout au long de ce processus ? Et qu'est-ce qui empêcherait les élus, lorsqu'ils se réunissent eux-mêmes, de faire état des développements pouvant être observés au sein des différentes commissions, et de discuter entre eux des recommandations qu'ils pourraient justement apporter à l'une ou l'autre de celles-ci ?

Et au bout du compte, qu'est-ce qui empêcherait les élus de « faire ce qu'ils veulent » avec le rapport qui pourra leur être remis par une commission ? Autrement dit, qu'est-ce qui les empêcherait de déterminer de quelle façon pourraient être appliquées les recommandations ayant pu être formulées dans un tel rapport ? Et qu'est-ce qui les empêcherait, surtout, de déterminer dans quelle mesure pourraient être financées les propositions amenées par les différentes commissions ? Ou autrement dit, qu'est-ce qui les empêcherait de répartir le financement dont ils peuvent disposer entre les différentes propositions qui leur auront été soumises, en fonction de leurs propres priorités tout comme de la réalité budgétaire auxquels ils se verront alors confrontés ?

Pour conclure, pourquoi les élus devraient-ils donc s'improviser experts en tel ou tel domaine, dans le seul but de pouvoir légiférer à ce niveau, alors qu'ils serait pourtant si simple de demander d'abord l'avis de ceux qui seraient justement les mieux placés pour émettre ce dernier ?

Pourquoi les élus devraient-ils, du moment où ils sont justement élus, devenir soudainement érudits dans des disciplines auxquelles ils auraient surtout besoin d'être initiés ? Leur travail d'élu en tant que tel n'est-il pas déjà assez exigeant au départ pour qu'on leur demande en plus de réinventer la roue là où ils auraient surtout besoin d'apprendre leur abécé ?

Finalement, pourquoi demander l'impossible à des élus qui ne sont après tout que des humains comme les autres ? Leur salaire en vaut-il seulement la peine ?

Et si l'on demande à quelqu'un de faire l'impossible sans même lui offrir en échange un salaire qui soit ne serait-ce que moindrement décent, ne se trouve-t-on pas surtout à réunir tous les éléments pour que le travail se trouve en fait à être tout simplement bâclé, au bout du compte ?

Alors plutôt que de demander à une poignée d'élus de tout faire du jour au lendemain, pourquoi ne pas tout simplement partager leur travail avec ceux qui ne demanderaient pourtant qu'à offrir leur contribution, à un niveau ou l'autre de l'activité municipale, en commençant par tout simplement exprimer leur opinion à ce sujet ?

Ou autrement dit, tant qu'à prétendre vivre en démocratie, pourquoi ne pas tout simplement joindre l'acte à la parole, après tout ?

L'Éditeur en Chef

25/06/2012

Et pour en revenir au Mont-Édouard...

J'avais promis de ne porter désormais notre attention que sur des sujets positifs et porteurs d'avenir ; or, rien ne dit que cela doive nécessairement exclure que l'on aborde des sujets qui nous concernent un peu plus directement au niveau local, n'est-il pas ?

Et en autant que nous autres Anjeannois sommes concernés, y a-t-il donc quoi que ce soit qui puisse nous toucher de plus près que cher bon vieux Mont-Édouard ?...

Remarquez que je prendrais pourtant grand soin de ne pas rouvrir ce dossier si ce n'était pour mentionner quelque chose qui vaille la peine qu'on en parle, et plus précisément pour proposer une idée qui s'avère aussi prometteuse que novatrice !...

Or, il semblerait justement que ce soit le cas ici, puisque la proposition que je vais faire au cours des prochaines lignes pourrait fort bien représenter l'ultime bouée de sauvetage pour notre station qui, comme nous le savons tous, semble en avoir bien besoin, et peut-être d'ailleurs plus que jamais !...

Cette proposition se trouve par surcroît à être fort simple, et d'ailleurs la voici...

Aux dernières nouvelles, il resterait un versant de montagne qui soit toujours inexploité en ce qui a trait au développement immobilier. Alors pourquoi ne pas justement ouvrir ce secteur au développement, mais en veillant cette fois à ce que ce dernier soit effectué d'une façon qui s'avère réellement stratégique et visionnaire, ne serait-ce que pour faire changement ?

Ainsi, advenant qu'un certain nombre de nouveaux terrains soit créés de la sorte, et que sur ces terrains un certain nombre d'habitations soient construites, pourquoi ne pas tout simplement remettre à la station la propriété et surtout la gestion de ces habitations, de manière à ce que celle-ci puisse enfin tirer elle-même profit de ce qui représente sans doute la seule activité réellement lucrative associée au ski, soit bien sûr l'hébergement ?....

Car rendu là, qu'est-ce qui pourrait bien empêcher la montagne de vraiment faire de l'argent, pour une fois, et peut-être même d'en venir ainsi à réaliser son plus grand rêve, ou ce qui du moins constitue probablement le plus grand rêve des Anjeannois, soit bien sûr de voir celle-ci devenir enfin autonome sur le plan financier ?

Ceci étant dit, il va de soi qu'un tel projet implique quand même de gros sous, ce que la municipalité de l'Anse-St-Jean n'a précisément pas ces temps-ci, ou n'a précisément plus depuis que le maire Boucher a mis sa petite touche personnelle sur les finances publiques du village...

Peut-être faudrait-il alors nous résoudre à faire ce qui doit être fait, et tout simplement mettre en vente un « package deal » impliquant notamment la montagne ainsi que son versant inexploité, et laisser à une quelconque entreprise privée le soin de développer ce dernier en procédant elle-même aux investissements que cela peut demander.

Bien entendu, si l'on pouvait par miracle dénicher un autre moyen d'obtenir le financement nécessaire à la mise en valeur du dernier versant de la montagne, comme par exemple en bénéficiant d'un petit coup de baguette magique du gouvernement fédéral ou provincial qui daignerait ainsi nous tirer d'embarras à travers une subvention ou une quelconque forme d'assistance significative, alors peut-être aurions nous le luxe d'envisager pour notre montagne d'autres modes de gestion que celui de l'entreprise privée, bien que celui-ci soit bien sûr loin d'être une mauvaise chose en lui-même.

En fait, on pourrait fort bien considérer qu'il importe peu de savoir quel mode de gestion serait finalement retenu, tant que l'administration de la station puisse opérer dans ce que l'on pourrait qualifier d'un « contexte favorable », et qui impliquerait essentiellement une chose : l'indépendance !... Car comment pourrait-on parler d'un contexte favorable pour une entreprise sans que celle-ci soit d'abord en mesure de jouir d'une certaine indépendance financière, qu'elle aurait d'ailleurs en grande partie si elle se trouvait à être maîtresse de son propre hébergement, et qu'elle n'aurait bien sûr pas le choix d'avoir si elle ne vivrait pas aux crochets de la municipalité comme c'est bien sûr le cas en ce moment ! De plus, ne faut-il pas qu'une entreprise puisse également bénéficier d'une certaine indépendance au niveau décisionnel, du moins si l'on veut pouvoir la considérer comme étant réellement imputable de toute mauvaise décision qu'elle pourrait prendre ?

Dans un tel « contexte favorable », ne pourrait-on pas envisager que le Mont-Édouard puisse se voir géré selon une formule ou une autre, et puisse même demeurer un organisme municipal ou autrement dit public, tout comme il pourrait tout aussi bien se voir acquis par une entreprise privée, ou encore par une coopérative (bien que nous ayons personnellement tendance à peut-être privilégier cette dernière option, comme nous avons d'ailleurs pu l'expliquer lors d'entrées précédentes) ?...

Mais quelle que soit la formule qui soit finalement retenue pour administrer notre montagne, peut-on vraiment, pour en revenir une fois de plus à l'essentiel, concevoir qu'elle puisse fonctionner d'une façon moindrement durable sans qu'il soit d'abord possible pour elle d'être autosuffisante, et donc de tout simplement faire de l'argent ?

Alors pourquoi ne pas justement lui donner les moyens d'atteindre une telle autosuffisance, plutôt que de nous contenter de rêver que cela puisse un jour arriver ?

Autrement dit, au lieu de se complaire à parler d'un rêve qu'on peut entretenir, pourquoi ne pas carrément en faire une réalité ?

Et ceci dit, bon été !...

14/06/2012

Saint-Camille et nous...

Lors de l'entrée précédente, nous avons énuméré les « ingrédients » de la « recette miracle » par laquelle le village de Saint-Camille a pu non seulement inverser d'une part une tendance à la décroissance démographique, mais a d'autre part su laisser prendre place chez elle une dynamique d'entraide et de partage qui fait maintenant l'envie d'à peu près tout le Québec... Nous avons également suggéré de nous demander jusqu'à quel point il pourrait s'avérer possible de transposer de tels ingrédients dans un contexte anjeannois, pour ainsi déterminer si la recette en question pourrait tout aussi bien se voir suivie ici... Commençons donc par rappeler en quoi consistent exactement ces ingrédients, et nous verrons bien si cela semble pouvoir s'appliquer à notre réalité !

En tout premier lieu, il semble plutôt fondamental de se rappeler que rien de bien intéressant n'aurait sans doute pu prendre place à Saint-Camille si ce n'avait été d'un honorable citoyen qui avait eu au départ l'idée pour le moins surpenante de vendre un de ses lots sous le prix du marché, et ce dans le simple but de favoriser l'établissement de nouvelles familles.

Est-ce là le genre d'événement que l'on pourrait envisager à l'Anse-Saint-Jean, au départ ?

Il ne faudrait certes pas tuer l'espoir dans l'oeuf, mais disons que ce n'est pas exactement l'impression que l'on peut avoir en constatant la difficulté que les nouvelles familles semblent avoir à l'heure actuelle pour ce qui est de venir s'établir à l'Anse, ou de tenter de le faire, tout au moins. Ainsi, un miracle peut toujours arriver, comme cela a donc pu se voir à Saint-Camille, et de nouveaux terrains pourraient soudainement s'ouvrir à l'habitation humaine, suite à un élan de générosité d'un citoyen plus ou moins illuminé, ou encore suite à un éclair de génie du gouvernement auquel il pourrait soudainement prendre l'envie de « dézoner » une ou deux terres agricoles en friche et donc pratiquement inutilisées, mais force est de constater que jusqu'ici, aucun miracle de ce type de s'est justement produit, ou du moins pas d'une manière qui puisse affecter plus qu'une ou deux familles à la fois.

En second lieu, il faut reconnaître que le modèle coopératif semble avoir occupé une place pour le moins centrale dans le développement du projet camillois, dont il aurait carrément permis l'éclosion., et auquel il aurait conféré le caractère communautaire qui en est finalement devenu la marque de commerce.

À ce chapitre, il faut cependant avouer que l'Anse-Saint-Jean est loin d'être en reste, puisque l'approche communautaire s'est manifestement enracinée depuis déjà plusieurs décennies dans cette terre d'adoption de l'ancienne commune des Plateaux, maintenant devenue elle-même une coopérative, tandis que les Ateliers Coopératifs du Fjord, entre autres Coopératives de développement, semble représenter le digne héritage d'une telle tradition. Il semble qu'il faille donc accorder à notre village le crédit de compter au moins l'un des ingrédients de la recette miracle de Saint-Camille... et non le moindre, par dessus le marché !..

Le seul petit hic, c'est que cet ingrédient semble ne pouvoir prendre sa pleine utilité qu'en présence de l'ingrédient suivant, soit d'un support solide et sans équivoque de la municipalité... Car si l'aide conjoncturelle d'un ordre de gouvernement ou un autre, notamment à travers l'octroi de certaines subventions, peut certes s'avérer utile, voire indispensable, on pourrait difficilement concevoir qu'un projet novateur et ambitieux comme celui du Rang 13 de Saint-Camille puisse se concrétiser sans avoir derrière lui une équipe municipale dotée d'une réelle vision, et donc d'une volonté claire et ferme d'aller de l'avant en ce sens.

Est-ce que l'on peut donc espérer, ici à l'Anse-Saint-Jean, pouvoir jouir de l'appui inconditionnel d'un conseil municipal et d'un maire qui puissent démontrer de la vision d'une part, et d'autre part une volonté d'agir de manière à faciliter la vie aux jeunes familles, plutôt que l'inverse ?

Sans vouloir là encore saper tout espoir envers le futur, permettons-nous tout simplement d'en douter...

Et pour ne citer qu'une raison d'entretenir un tel doute, comment se fait-il donc, si la municipalité de l'Anse-Saint-Jean tient tant à attirer de nouvelles familles, que non seulement le taux des taxes foncières s'avère passablement élevé, ce qui bien sûr s'ajoute à des évaluation foncières figurant parmi les plus élevées au Québec, mais qu'en plus il semble n'exister aucune forme de programme ou de mesure concrète visant à contrer de tels obstacles, ou qu'en d'autres termes la municipalité ne semble accorder aucune espèce de soutien réel aux familles, qui se voient donc laissées à la merci des factures les plus voraces que l'on puisse pourtant envisager pour ce qui n'est tout de même qu'un simple village en campagne ?

Et si l'Anse-Saint-Jean semble déjà faire aussi peu de cas des nouvelles familles, et semble déjà aussi peu pressée de courtiser ces dernières, comment peut-on donc espérer que les dirigeants de ce village décident soudainement de se lancer à ce niveau dans un projet qui soit ne demande ne serait-ce qu'un minimum de courage politique ?

Car après tout, c'est une chose de rêver, mais c'en est une autre de rêver en couleurs, n'est-ce pas ?

Ainsi, il faudrait donc se rendre à l'évidence, et constater que selon toute vraisemblance, « le fruit n'est pas mûr » pour ce qui est de résolument faire entrer l'Anse-Saint-Jean dans une ère communautaire et coopérative...

Ou peut-être devrait-on plutôt dire que le fruit n'est pas « encore » mûr, plus précisément ?

Pourquoi donc ne pas laisser une porte ouverte à l'espoir, et plus précisément à la possibilité que l'on puisse un jour voir germer les graines de vie communautaire et d'ouverture à la nouveauté qui pourtant semblent avoir été plantées à l'Anse depuis un certain temps déjà ?

Et pourquoi ne pas simplement conclure que, si à l'heure actuelle le fruit n'est pas mûr, la plante semble en fait avoir déjà commencé à pousser, et qu'alors il ne suffit peut-être que d'un « changement politique » pour qu'elle puisse enfin prendre son plein potentiel ?..

Quelle forme pourrait donc prendre un tel changement politique ? Bien entendu, rien n'empêcherait nos dirigeants municipaux actuels de le faire prendre place dès maintenant, si du moins c'était justement là leur intention...

Et autrement, il ne reste donc plus qu'à reporter nos espoirs jusqu'aux prochaines élections !

Alors en attendant, bonne patience, et surtout bon été !...

25/05/2012

Les ingrédients d'une recette miracle

Qu'est-ce qui pourrait donc expliquer les récentes prouesses démographiques du village de Saint-Camille ?

Bien sûr, on peut d'emblée supposer que le caractère dynamique et accueillant du village en tant que tel n'est pas étranger à un tel succès.

C'est d'ailleurs un constat qui semble se faire de lui-même aussitôt que l'on commence à visionner le documentaire « Les Irréductibles », qui se trouve justement à décrire l'atmosphère communautaire et pour le moins joviale qui manifestement caractérise désormais ce petit village de l'Estrie. Notons au passage que l'on peut commander le documentaire en question par Paypal en cliquant sur le lien suivant, tandis qu'il paraît pratiquement impossible de se le procurer autrement, ou du moins en passant par Archambault...

Ceci étant dit, on pourra sans doute deviner que si la municipalité de Saint-Camille a réussi à carrément inverser chez elle la tendance démographique que l'on peut pourtant observer dans presque tous les villages du Québec, soit bien sûr celle de la décroissance, et ce sans pourtant disposer d'attrait touristique majeur comme le Mont-Édouard dans le cas de l'Anse-St-Jean, ce n'est certainement pas seulement en faisant les beaux yeux aux nouvelles familles qui se recherchent un endroit pour s'établir, ni simplement en étant gentil gentil avec eux...

En fait, point n'est besoin de visionner quelque documentaire que ce soit pour savoir que le succès de Saint-Camille découle essentiellement d''un projet en particulier, soit celui du « Rang 13 », qui consistait au départ à rendre à nouveau accessible un ancien rang désaffecté, et pour ce faire à mettre en vente un terrain d'environ 300 acres. Il est par ailleurs à noter qu'une telle vente, et ce à un prix qui, apparemment, s'avérait pour le moins avantageux, n'a été rendue possible qu'en raison de l'approche visionnaire du citoyen qui au départ était propriétaire du lot en question, et aurait pu obtenir un bien meilleur prix pour celui-ci, mais souhaitait tout bonnement que le terrain sur lequel il avait lui-même planté pas moins de 600 000 arbres (!!!) puisse justement servir à l'établissement de nouvelles familles plutôt qu'à la simple coupe de bois. En d'autres termes, il semble s'avérer un prérequis, si l'on veut que soit entreprise une forme de développement qui s'avère ne serait-ce que moindrement tournée vers l'avenir, que de pouvoir compter sur la générosité et la vision à long terme d'au moins une personne clé, et idéalement de l'ensemble des acteurs concernés, comme cela semble justement avoir été le cas à Saint-Camille.

Maintenant, pour entrer dans les considérations quelque peu plus techniques de l'expérience camilloise du Rang 13, il faut comprendre que le processus qui aura fondamentalement permis d'aller de l'avant à ce niveau fut essentiellement de passer par la création d'une coopérative pouvant servir d'intermédiaire entre le propriétaire originel et les nouveaux arrivants. Plus précisément, en procédant par ce qu'on appelle une « levée de financement » et notamment par l'émission de « parts privilégiées », la coopérative aura éventuellement pu générer le financement nécessaire à l'achat du terrain, du moins à partir du moment où elle aura su attirer une « masse critique » de membres contributeurs, en réussissant à atteindre le nombre de 17 familles inscrites, tandis qu'il y avait en tout 25 terrains potentiels, terrains qui depuis ont d'ailleurs tous été vendus. Or, là encore, notons que les nouvelles familles ont eu la chance de pouvoir bénéficier d'un peu d'aide extérieure, à travers au moins une subvention gouvernementale, soit celle désignée comme un « prêt à la mise de fond », et sans laquelle l'avenir du projet aurait fort probablement pu se voir compromise.

Une fois le lot en sa possession, la coopérative aura enfin pu passer à la vente de terrains en tant que telle, et réussir ainsi à financer ses propres activités tout en permettant aux nouvelles familles de prendre possession de leurs propres petits « lopins de terre ». En bout de ligne, ce furent donc pas moins de 25 nouvelles familles qui seront venues s'établir dans un petit village auparavant dévitalisé, tout cela à cause d'un projet bien conçu et bien mené, et qui surtout aura pu se voir bien appuyé et secondé lorsque pouvait s'en ressentir la nécessité.

Comme on peut sans doute s'y attendre, il semble que d'autres ingrédients entrent également dans la recette qui aura donc permis au projet du Rang 13 de bien tourner, un peu beaucoup comme une sauce qui aurait bien pris. Ainsi, en interrogeant une personne qui a tenu un rôle central dans le déroulement de ce processus, on apprend qu'aux yeux des principaux intéressés, l'un des facteurs qui auront le plus contribué à rendre le projet attrayant semble avoir été pour les familles impliquées de s'approprier celui-ci, et d'en devenir pratiquement les « maîtres d'oeuvre ». En fait, c'est même à ces dernières qu'il a finalement appartenu de délimiter les terrains en lesquels aura donc pu être divisé le lot qui leur avait été remis. De plus, les nouveaux arrivants se seront vus tout à fait libres de définir par eux-mêmes la « charte de fonctionnement » décrivant un ensemble de règles minimales par lesquelles ceux-ci acceptaient ainsi de s'engager, du moins jusqu'à un certain point, dans une certaine forme de « vivre-ensemble ». Or comme cette liberté, voire cette « souveraineté » se trouvent à tout simplement provenir du fonctionnement coopératif en lui-même, on pourrait pratiquement conclure qu'au fond, l'une des clés de la prouesse démographique semble s'être avéré le modèle coopératif en tant que tel.

Par ailleurs, il faut bien sûr avouer qu'un des aspects intéressant du projet s'avère sans doute le fait que les nouvelles familles se trouvent à être regroupées dans un même espace, ce qui constitue vraisemblablement un point de départ idéal pour ce qui est de permettre l'apparition entre celles-ci d'une dynamique d'interaction, voire d'interdépendance. Et en fait, toujours selon l'un des principaux acteurs concernés, l'expérience camilloise aurait représenté, aux yeux de plusieurs des nouveaux arrivants, une sorte de juste milieu entre l'individualisme typique de notre société et le modèle plus collectif et donc plus restrictif de « l'éco-hameau », qui se trouverait donc à présenter les inconvénients suivants : les bâtiments y sont souvent partagés et la vie de groupe tend à y être régulée de façon plus rigide, tandis que l'éco-hameau lui-même se trouve à être souvent retiré de la société dans son ensemble, ce qui tend donc à lui conférer une certaine marginalité. En comparaison, le modèle de Saint-Camille représenterait donc une sorte de juste milieu entre ces « deux extrêmes », en permettant à ceux qui y adhèrent de jouir des avantages d'une vie plus communautaire tout en conservant une certaine individualité. Alors vu comme cela, pourrait-on seulement mieux demander ?

De façon un peu plus concrète, tout cela pourrait surtout nous emmener à nous demander : jusqu'à quel point les exploits de Saint-Camille pourraient donc se voir transférés dans notre propre contexte ? Et en tout premier lieu, pouvons-nous vraiment prétendre disposer ici des ingrédients de la recette qui a donc si bien servi à ce village de l'Estrie ?

C'est ce dont nous discuterons donc plus tard sur ce blogue, et plus précisément lors de la prochaine entrée à paraître sur celui-ci !...

Et en attendant... Bon questionnement !...

06/05/2012

Le miracle de Saint-Camille

S'il est un village au Québec qui puisse se targuer de représenter un modèle pour les autres, à l'heure actuelle, c'est sans contredit celui de Saint-Camille...

Alors voici un petit vidéo qui, quoique ne constituant en fait que la bande-annonce d'un récent film qui a justement été réalisé sur les exploits démographiques de Saint-Camille, devrait pourtant suffire à donner un aperçu du vent de fraîcheur qui semble souffler dans ce petit de l'Estrie, comme ne saurait sans doute mieux le résumer le petit texte explicatif du vidéo en question :

« Un petit village de l’Estrie, Saint-Camille, fait la une des journaux ces jours-ci pour sa résistance unanime contre l’établissement d’une mine d’or à ciel ouvert sur son territoire.   Ce n’est pas la première fois que ce village de 501 habitants fait parler de lui. La renommée de Saint-Camille dépasse largement nos frontières. Elle est due à son modèle exemplaire de développement rural. Il y a 20 ans, devant la décroissance de leur population et la perte de leurs services publics, les habitants de Saint-Camille ont mis en œuvre leur intelligence collective. Plutôt que de tenter d’attirer des investisseurs à coup de congés fiscaux, ils ont misé sur la qualité de vie, la coopération, l’autosuffisance et la culture. Leur approche a séduit: vingt-cinq nouvelles familles qui, comme tant d’autres aujourd’hui, rêvaient de s’établir à la campagne y ont construit leur maison, redonnant vie au Rang 13, jadis le rang le plus peuplé de Saint-Camille. Pendant quatre ans, caméra à l’épaule, le réalisateur a suivi leur belle aventure.   Un film à voir absolument pour comprendre quelle est cette vision du développement que les IRRÉDUCTIBLES Camillois défendent aujourd’hui avec tant d’ardeur.Site officiel du film Facebook.  ».

Pour obtenir de l'information quelque peu plus précise à ce sujet, on pourra par ailleurs cliquer sur le lien suivant, ou tout simplement attendre que je revienne sur le sujet, comme je ne manquerait certainement pas de le faire prochainement...


Et en attendant, bonne lecture, bon visionnement et, encore une fois, bonne visualisation de notre futur !...

08/04/2012

Préparer le futur

Dans la présentation suivante, il semble que l'on puisse retrouver à peu près tous les éléments de ce qu'on pourrait considérer comme un modèle de gestion municipale qui soit réellement tourné vers l'avenir.

Alors pourquoi ne pas y jeter un coup d'oeil, ne serait-ce que pour ainsi nous aider à mieux définir le type d'équipe municipale que l'on voudrait éventuellement voir aux commandes de notre village ?

Car après tout, n'est-ce pas de nos rêves que jaillissent les prochaines réalités ? Et comment peut-on s'assurer de voir nos intentions se matérialiser si l'on n'a pas d'abord pris la peine de clairement formuler ces dernières, justement ?

Alors bonne lecture, et bonne visualisation de ce qui pourrait donc devenir notre futur !...