25/03/2011

Comment sauver le Mont-Édouard (une fois pour toutes) ?...


Je sais que j'ai l'habitude de poser davantage de questions que je ne peux donner de réponses. Alors pour une fois, je me permettrai donc de faire une proposition claire, simple et concrète pour ce qui est d'assurer à notre montagne un avenir digne de ce nom.

Mais tout d'abord, remettons-nous en contexte. On se souviendra donc qu'il ne servirait pas à grand chose de s'acharner à contrôler les dépenses, même si c'est pourtant ce à quoi la présente administration semble consacrer toutes ses énergies, puisque le véritable problème du Mont-Édouard consisterait plutôt en un manque chronique de revenus.

Or, comme on a pu le constater lors des entrées précédentes, le Mont-Édouard pourrait difficilement faire autrement que de manquer de revenus, dans la mesure où il n'est même pas en mesure de profiter de ceux associés à toutes les activités « périphériques » pouvant entourer le ski, soit l'hébergement, la boutique de sport ou l'école de ski, puisque ces services ne lui appartiennent tout simplement pas. Les propriétaires de ces services, de leur côté, se trouvent cependant à profiter allègrement des activités d'un centre de ski dont la survie n'est pourtant assurée que parce qu'il y a, de l'autre côté, des contribuables qui acceptent de soutenir celle-ci à bout de bras, et ce à même leurs propres économies. Ainsi, pendant que la municipalité de l'Anse-St-Jean maintient le centre de ski sur une sorte de poumon artificiel, à coup de subventions à droite et à gauche, les profits de tout ce bel effort sont pourtant tous accaparés par une poignée d'individus trop heureux de voir tout cet argent tomber du ciel, pour ensuite venir atterrir directement dans leur poches à eux, et à eux seuls.

Maintenant, tout cela, c'est merveilleux, mais peut-on seulement y changer quoi que ce soit ?...

Advenant que l'on se décide un jour à reconnaître que la municipalité de l'Anse-St-Jean n'a tout simplement pas les moyens de continuer à jouer à ce petit jeu encore bien longtemps, alors quelles seraient les options ? À part faire faillite ou emprunter encore et encore, ce qui ne serait peut-être pas recommandé à moins de tenir absolument à nous enfoncer toujours davantage dans le cul-de-sac financier dans lequel cette « stratégie » nous a justement plongés, il ne resterait donc pas vraiment d'autre option sur la table que de vendre la montagne, comme un certain citoyen me l'avait déjà expliqué d'une façon qui s'avère donc on ne peut plus pragmatique.

Et d'ailleurs, peut-être que le fait de vendre la montagne ne devrait pas nécessairement entraîner la fin du monde pour l'Anse-St-Jean, et peut-être même loin de là.

En effet, et comme cela a pu aussi être abordé précédemment à travers le présent blogue, tout n'irait peut-être pas si mal si la montagne ne se trouvait pas à être administré par des élus municipaux, et donc des politiciens, plutôt que par des entrepreneurs dignes de ce nom. Autrement dit, peut-être que le centre de ski aurait déjà plus de chances d'approcher de la rentabilité s'il se voyait géré par des gens dont la spécialité était justement de faire de l'argent, plutôt que par des politiciens dont l'intérêt premier est surtout de nous faire croire que tout va bien, au risque pour cela de devoir complètement camoufler la réalité telle qu'elle est vécue sur le terrain, ce dont la présente administration municipale semble d'ailleurs avoir fait sa propre spécialité.

Vendre la montagne semblerait donc s'avérer le premier geste à poser, du moins si l'on veut quitter l'univers de l'absurdité pour espérer avoir déjà un peu plus de chances de pouvoir enfin regagner celui des choses sensées.

Peut-être même est-ce déjà ce que souhaitent nos élus, mais peut-être ceux-ci ce seront surtout butés à la question qui tue, et qui se trouve donc à être la suivante :

« Mais comment peut-on donc espérer vendre une entreprise qui ne semble guère capable d'apporter autre chose qu'une faillite ? »

Et c'est là que mon ultime proposition devrait justement commencer à entrer en jeu... finalement.

Or la réponse à cette question, pour être moindrement valide, n'a d'autre choix que de répondre aussi et surtout à à la véritable problématique à laquelle fait face notre centre de ski, soit son manque de revenus, comme cela a pu être mentionné plus haut.

Car comment pourrait-on faire une proposition d'achat de centre de ski qui soit moindrement alléchante, si au départ celui-ci n'est même pas capable de générer des revenus ?...

Pour être moindrement intéressante, il faudrait donc que la proposition de vente du Mont-Édouard puisse aussi inclure l'acquisition des « services périphériques », ou autrement dit des petites poules aux oeufs d'or entourant la montagne, et qui pourraient donc permettre à son acheteur potentiel d'en retirer quelque chose comme de véritables profits.

Bien entendu, cela risque de s'avérer plus facile à dire qu'à faire, car après tout, pourquoi les propriétaires de poules aux oeufs d'or accepteraient-ils donc de se défaire de ses dernières « simplement » pour servir les intérêts de la communauté dans son ensemble ?...

Il semblerait qu'il n'y ait donc qu'une seule option possible : à savoir qu'un tiers parti accepte lui-même de racheter les « services périphériques », soit ceux de l'hébergement, de la boutique et de l'école de ski, afin de pouvoir mettre ceux-ci sur la table au sein d'une proposition globale de vente de la montagne, de manière à ce que celle-ci puisse ainsi commencer à devenir réellement attrayante pour un acheteur potentiel.

Or quel pourrait donc être un tel « tiers parti », qui aurait à la fois les moyens d'orchestrer une telle transaction, et la volonté de le faire essentiellement pour le bien commun ?... Ou, pour être plus précis, de qui pourrait-il donc s'agir, sinon de la municipalité de l'Anse-St-Jean ?...

Ceci étant dit, il est certain qu'il ne couterait pas rien, pour la municipalité, de racheter la totalité des installations offrant les « services périphériques » autour du centre de ski. Mais d'un autre côté, la vente d'un centre de ski devrait rapporter une somme qui ne soit pas exactement rien, pour le moins qu'on puisse dire.

Ainsi, si l'on imagine un scénario plus ou moins conservateur, où la somme obtenue pour la vente du Mont-Édouard correspondrait, grosso modo, à celle que la municipalité aura du verser pour racheter les installations périphériques autour de la montagne ; on pourrait alors avancer que la municipalité aura réussi à sauver le Mont-Édouard, et même à finalement lui assurer un réel avenir, et ce, pour la modique somme de 0 cent.

N'est-ce pas le genre de proposition qui mériterait au moins d'être considérée, avant que de se voir rejetée du revers de la main ?...

Et pour être plus précis : n'est-ce pas le genre de piste qu'il vaudrait la peine d'explorer, plutôt que de se dépêcher d'affirmer qu'il n'y a rien à faire et que les choses ne peuvent donc qu'aller de mal en pis, pour ensuite nous contenter de regarder une telle prédiction se réaliser sous nos yeux, comme cela aura justement pu être rendu possible de par notre propre inaction ?...

Ou autrement dit : pourquoi ne pas essayer quelque chose de nouveau, plutôt que nous entêter à nous enfoncer toujours davantage dans le trou où notre inertie nous a justement conduits ?...

Car Benjamin Franklin ne disait-il pas que « le comble de la stupidité, c'est de continuer à faire la même chose tout en pensant pouvoir obtenir un résultat différent » ?...

Alors pourquoi ne pas cesser de nous enliser toujours davantage à force de nous mettre la tête dans le sable, en commençant donc par nous résoudre, une fois pour toutes, à faire face à la réalité ?...

Et en un mot : pourquoi ne pas accepter de voir et de faire les choses autrement, ne serait-ce que pour faire changement ?...

05/03/2011

Dépenser, c'est facile, mais...


Considérant que l'Anse-St-Jean semble s'avérer l'une des municipalités les plus endettées de la MRC, sinon du Québec... Considérant que le Mont-Édouard semble être géré d'une façon telle qu'en bout de ligne, celui-ci ne semble pouvoir faire autrement que de représenter une saignée perpétuelle faite au compte de taxes des contribuables... Considérant que l'on semble juger nécessaire de dépenser autour de 100 000 $ par année pour faire venir une patrouille de police, alors que la village semble pourtant n'avoir jamais été qu'un havre de paix... Considérant que l'on semble ne pas trouver indécent de faire payer aux contribuables les frais qu'on pu entraîner des congédiements bâclés, quand ce n'est pas ce qui semble pratiquement s'avérer des procès privés...

Il faut avouer que si une chose semble facile à faire, c'est bien de dépenser...

Et s'il y a une chose qui s'avère donc particulièrement facile à faire, c'est donc de dépenser sans compter, notamment en jetant de l'argent à droite et à gauche, voire en veillant à payer autant que possible à chaque fois qu'il faut dépenser pour quelque chose. Et en suivant le même raisonnement, la chose la plus facile de toutes serait donc de dépenser tout ce que l'on a, et même ce que l'on n'a pas, quitte à devoir pour cela s'endetter, et donc refiler la facture aux générations futures, au bout du compte.

Dépenser, c'est donc facile, et d'autant plus dans la mesure où l'on n'éprouve pas trop de gêne à dépenser au delà de ses moyens. Mais est-ce pour autant un bon exemple de saine gestion ?....

Et s''il y a une chose qui s'avère peut-être un peu plus difficile que de simplement dépenser de tout bord et tous côtés, ne serait-ce pas de définir ses priorités, avant toute chose ?... Or, cela ne commencerait-il pas déjà à ressembler un peu plus à de la saine gestion, justement ?...

04/03/2011

Les coûts de la vengeance


L'ancienne secrétaire-trésorière municipale (ou directrice générale, selon l'appellation), Mme Lolita Boudreault, avait apparemment été remerciée de ses fonctions sans plus de formalités, ce qui, en bout de ligne, semble n'avoir servi qu'à déclencher des recours en justice, qui en bout de ligne auront surtout forcé la municipalité à payer tout de même le salaire de Mme Boudreault pendant plus de deux ans. En fait, il semblerait que ce ne soit pas avant tout récemment que la municipalité a pu cesser de payer les frais d'une telle aventure.

Si l’on ajoute un tel état de fait à toute la vague de congédiements qui semble affecter l’Anse-St-Jean, et plus précisément tout ce qui, de près ou de loin, peut se relever du maire Boucher, et ce d’ailleurs depuis l’arrivée du maire Boucher, est-ce qu’on ne serait pas en lieu de se demander si, à l’Anse-St-Jean, le congédiement, plutôt qu’une mesure de dernier recours, n’en serait pas plutôt devenu une à laquelle on aurait recours «par défaut» ?...

Or, un tel «roulement» de personnel peut-il vraiment refléter le souci de mieux servir la population, ou plutôt une pure et simple incapacité de travailler avec autrui ?...

Et à en juger de par le coûts qu'un congédiement bâclé peut entraîner, peut-on vraiment prétendre que de gouverner par congédiements» puisse s’avérer une si payant que ça, du moins en autant que les finances de la municipalité peuvent être concernées ?...

Et qui sait, peut-être cela pourrait-il contribuer à expliquer qu'à l'Anse-St-Jean, comme on a pu le voir plus tôt sur ce blogue, les «dépenses de fonctionnement» de la municipalité seraient apparemment plus de deux fois plus élevées que celles de St-Félix d’Otis ou de Sacré-Coeur, juste comme ça en passant !...

***

Dans une même lignée, on pourrait également parler de M. Elzéar Houde, dont le procès, gagné récemment par la municipalité, s'est tout de même déroulé aux frais de cette dernière.

Ainsi, c'est à se demander si, quand ce n'est pas en « gouvernant par congédiements », c'était carrément en ayant recours à des procès que l'administration Boucher cherchait à exercer son autorité.

Mais d'une façon ou d'une autre, est-ce que l'on peut vraiment parler d'une façon idéale ou exemplaire de fonctionner avec son entourage ?...

Et est-ce que la population de l'Anse trouve vraiment si réjouissant de devoir elle-même ramasser les pots cassés à cause des chicanes personnelles qu'un individu peut entretenir autour de lui ?...

Ou autrement dit, n'y aurait-il pas mieux à faire, avec l'argent des contribuables, que d'engouffrer celui-ci dans ce qui semble ne s'avérer guère plus que de la vengeance ?...

Ou du moins, si vengeance il doit y avoir, est-ce vraiment la population qui devrait en assumer les frais ?...

03/03/2011

Quelles sont donc nos priorités, au juste ?...


Je fus en effet surpris de constater, lors du dépôt du budget de 2010, que la municipalité se trouve bel et bien à dépenser autour de 100 000 $ par année, et ce simplement pour faire venir une voiture de police sur une base plus ou moins quotidienne.

Maintenant, je ne crois pas qu’il y ait grand monde, dans le village, qui conteste la nécessité d’assurer la sécurité de la population. On ne sera sans doute pas trop étonné d'ailleurs que ce ne soit pas là le but de mon propos. Mais ceci dit, peut-on vraiment prétendre que de payer pour regarder la police venir se « vire »r avant de s'en retourner soit vraiment la MEILLEURE mesure qu’on puisse trouver pour atteindre un tel objectif ? Car en fait, à part nous coûter cher, comment pourrait-on prétendre qu'une telle mesures puisse vraiment changer notre qualité de vie d’une façon qui soit ne serait-ce que moindrement significative ?...

Et si l'on commençait plutôt par nous demander quels sont au juste nos véritables besoins, et donc à nous demander si, pour être plus précis, on a bel et bien BESOIN de la visite d’une voiture de police chaque jour, et toute l’année durant ?... Et plus précisément, peut-on vraiment nous faire croire qu’il s’agisse de l’option la moins couteuse qu’on puisse trouver ?...

En fait, il semblerait que non, si du moins on considère une certaine, émise par l’équipe éditoriale du journal The Gazette, justement en ce qui a trait à la question des services de polices municipaux (vous pouvez d’ailleurs avoir accès à cet article en cliquant tout simplement sur le lien suivant : Quebec should look closely at policing needs). Le question que soulève la Gazette, c’est donc la suivante : si l’on détermine que notre besoin réel, c’est tout simplement de patrouiller les rues, alors est-ce qu’on a réellement besoin de demander les services de la SQ, dont les dont les officiers sont notamment formés pour les services de pointe tels que la lutte au crime organisé, avec tout le salaire supplémentaire que cela peut impliquer ?... Ou est-ce que cela ne constitue pas plutôt un parfait exemple de ce qu’on pourrait plutôt appeler «payer dans le beurre» ?...

Et ce que suggère donc la Gazette, c’est que si notre besoin ne consiste vraiment qu’à faire patrouiller les rues, alors pourquoi ne pas simplement embaucher quelqu’un à cet effet, et pour cette tâche précise, ce qui n’aurait d’autre choix que de coûter moins cher à la municipalité, puisqu’un tel travail ne demanderait même pas nécessairement de qualifications précises, ne serait-ce qu’en terme de scolarité ?... Par ailleurs un tel employé pourrait facilement être recruté sur place, ce qui aurait donc le mérite de faire travailler des gens de la place, en plus de sauver bien entendu tous les coûts qui peuvent se rattacher au «viraillage», car pourrait-on vraiment trouver plus absurde que de payer des gens, et qui plus est à gros salaire, et ce simplement pour brûler du gaz, après tout ?...

Et pendant qu’on y pense : embaucher des gens de la place, avec peut-être une petite formation qui n’a pas besoin pour autant d’être «la grosse affaire»... N’est-ce pas justement ce que l’on se trouve déjà à faire avec les pompiers ?... Alors pourquoi, et au nom de quoi, devrait-il donc en être différemment en ce qui concerne les policiers ?...

Et pour terminer cette entrée plutôt longue, il est vrai, je poserais donc la question suivante : si l’on tient À TOUT PRIX à dépenser 100 000 $ pour la sécurité (laquelle, il est vrai, est tellement menacée, d’abord...), alors est-on vraiment certains à 100 % que la meilleure façon d’utiliser de telles ressources, ce soit de les affecter à du simple patrouillage ?... Car enfin, si l’on veut vraiment prévenir le crime, n’est-ce pas plutôt par des mesures telles que la prévention, et donc l’encadrement des personnes «à risque», qu’on peut vraiment y arriver ?... En fait, n’est-ce pas précisément ce que l’expérience du Québec tend à démontrer, puisque le crime y est pas mal plus bas que ce qu’on peut voir, notamment, au Canada anglais, sans bien sûr parler des États-Unis ? Et de croire que l’on puisse vraiment combattre le crime simplement en se donnant un air viril et imposant, comme par exemple en laissant se pavaner des officiers de police, cela ne revient-il pas surtout à ne recourir qu'à des mesures de dissuasion, et donc de peur, finalement ? En fait, n’est-ce pas là le genre de philosophie qui est plutôt préconisée par des types comme Stephen Harper ? Et ne devrait-on pas surtout nous demander si c'est vraiment cela que l'on veut, à l’Anse-St-Jean ?...

02/03/2011

Trop de taxes à cause du Mont-Édouard ?... Il n’y a qu’à se tourner plutôt vers le Valinouët !...


À regarder aller la présente administration de l'Anse, c'est à croire qu'il n'y a d'autre moyen, pour développer notre municipalité, que d'investir toujours plus dans le tourisme, et donc dans le Mont-Édouard, quitte à devoir, pour cela, s'endetter toujours davantage, pour n'avoir d'autre choix, en bout de ligne, que de taxer toujours plus la population, pour que tout ce beau processus ait la moindre chance de se financer, si ce n'est pour tout simplement empêcher la municipalité de tomber en faillite.

Et pourtant, il semblerait que l'on ait qu'à regarder un peu ce qui se passe dans la municipalité abritant l'éternel concurrent de notre Mont-Édouard national, à savoir bien sûr St-David-de-Falardeau et son Valinouët, pour voir que l'on a pas nécessairement à aller bien loin pour rencontrer un tout autre modèle de développement, comme on peut d'ailleurs le constater en consultat l'article suivant : La valeur des propriétés explose – Louis Tremblay.

Si l'on en juge d'après l'article suivant, paru récemment dans le Quotidien, il semblerait donc que la municipalité de Falardeau, bien qu'elle se retrouve évidemment avec une situation comparable à la nôtre, et donc avec la nécessité d'investir elle aussi sur son mont de ski, ait pourtant trouvé le moyen de baisser ses taxes foncières, en faisant passer celles-ci de 78 cents à 67 cents par 100 $ d'évaluation. En fait, puisqu'elle se retrouve elle aussi à faire face à une croissance plutôt spectaculaire de la valeur de ses propriétés, en raison justement de l'activité touristique, il semblerait qu'une telle baisse de taxes constitue justement le meilleur moyen qu'elle ait pu trouver d'atténuer le choc que cela peut avoir sur ses contribuables, et notamment de s'assurer ainsi que la situation fiscale de Falardeau demeure au moins plus attrayante que celle que l'on peut retrouver chez ses principaux concurrents, à commencer par... l'Anse-St-Jean !...

En effet, s'il y a une chose dont le maire de Falardeau, M. Jean-Yves Dufour, semble particulièrement fier, c'est de préciser que les taxes foncières de Falardeau sont certainement moins élevées que celles qu'on peut retrouver à l'Anse-St-Jean, et qui se situeraient plutôt à 1,40 $ par 100 $ d'évaluation.

Face à une situation où la comparaison de saurait nous désavantager d'une façon plus flagrante, que peut-on donc se faire, sinon se demander combien de temps encore le Mont-Édouard devra-t-il se laisser faire la barbe par le Valinouët ?... Et pour être plus précis : comment se fait-il donc qu'il semble si difficile, pour l'administration Boucher, de réussir au moins à suivre l'exemple de ses voisins et concurrents ?... Et à regarder ceux-ci tirer leur épingle du jeu avec autant de désinvolture, comment faire autrement que de se demander pourquoi chez nous, tout devrait toujours être si compliqué ?... Et finalement, qu'y a-t-il donc, dans le modèle de développement du Valinouët, que nous semblons pratiquement incapables de comprendre ?... Est-ce le fait qu'un endettement excessif ne pourra jamais servir personne ?... Ou encore que l'on ne peut penser vraiment penser développer une municipalité en ne sachant pour cela recourrir à d'autre moyen que de toujours plus écraser de taxes sa population ?... Ou est-ce que ce que ce serait plutôt l'ensemble de ses réponses qui représenterait le mieux ce que l'administration actuelle de l'Anse ne semble tout simplement pas en mesure de comprendre ?...

26/02/2011

Et si l'on cherchait d'abord à régler les vrais problèmes ?...


Nous avons donc terminé la dernière entrée de ce blogue avec la question suivante : comment se fait-il que la station du Mont-Édouard soit incapable de profiter des revenus de tous les services pouvant entourer le ski, comme l'hébergement, en plus bien sûr des boutiques et écoles de ski, alors que c'est justement de tels revenus que la montagne manque le plus cruellement ?...

Or, si cela peut ressembler d'abord à une question existentielle, il semblerait que la réponse en soit pourtant plutôt facile à trouver, du moins pour en ce qui concerne les services d'hébergement.

En effet, on sait que le Mont-Édouard s'est retrouvé forcé, il y quelques années, de céder la propriété de ses installations d'hébergement à un entrepreneur, en l'occurrence celui qui avait construit la plupart de celles-ci, et dont l'entreprise s'appelle aujourd'hui Aux Pieds d'Édouard. Et si l'administration de la montagne a été poussée à prendre une décision aussi peu stratégique, on peut pratiquement deviner que c'est parce qu'elle n'en avait pas le choix ; et personne ne sera sans doute surpris d'apprendre que si elle n'avait justement pas le choix de procéder autrement, c'est qu'elle se trouvait alors à faire face à de graves problèmes financiers.

Il semblerait ainsi que l'on se trouve à faire face à une sorte de cercle vicieux : à cause de la précarité de sa situation financière, la montagne se trouve à devoir poser des gestes qui ne peuvent qu'empirer cette situation de précarité, ce qui ne peut que la pousser à poser d'autres gestes qui la rendront toujours plus précaires.

D'ailleurs, il faut croire que l'un de ses autres gestes contre-productifs aura été fait plus récemment, alors que la municipalité a pris possession de la montagne, vraisemblablement en se disant que c'était alors le seul moyen qu'il pouvait rester pour la sauver. Et encore une fois, si les bonnes intentions ne semblaient certainement pas manquer autour d'une telle décision, on peut se demander si celle-ci peut a vraiment fait autre chose, après tout, que de compromettre encore davantage l'avenir de la montagne.

À ce chapitre, on pourrait parler de l'ingérence politique qui semble dorénavant devoir caractériser tout ce qui peut se décider concernant la montagne, avec toute la partisanerie et les chicanes que cela peut entraîner, dans la mesure ou de telles décisions peuvent alors difficilement faire autrement que de relever du calcul politique, plutôt que de l'abc de ce qu'on pourrait plutôt appeler de la saine gestion.

Et s'il est une façon on ne peut plus concrète par laquelle la « nationalisation » du Mont-Édouard équivaut pour l'Anse-St-Jean à se tirer dans le pied, c'est que dorénavant, tout développement futur de la montagne semble être compromis, dans la mesure où, comme on peut le voir présentement, les contribuables sont loin de nécessairement voir d'un bon oeil tout investissement, et donc toute dépense supplémentaire que la montagne pourrait demander, alors qu'ils ne sont déjà pas nécessairement enchantés de devoir éponger eux-mêmes le déficit de cette dernière, et ce année après année.

Ainsi, les lois de la politique semble pouvoir difficilement faire autrement que de destiner le Mont-Édouard au statu quo, sinon à un inexorable déclin qui semble d'ailleurs bien commencé. Peut-être est-ce genre d'histoires qui font dire à certains que ce n'est pas nécessairement le mandat des politiciens de gérer des entreprises, ou autrement dit de faire autre chose que ce pourquoi ils sont payés à la base, et qui semble déjà bien assez difficile comme cela, à en juger de par la difficulté qu'ils semblent généralement éprouver pour ce qui est de « livrer la marchandise », ou du moins de répondre aux attentes de leurs populations...

Et dans ce cas, qui serait donc mieux positionné pour gérer une entreprise, se ce n'est tout simplement un entrepreneur, ou autrement dit, un professionnel de ce qu'on appelle l'entreprise privée ?...

Mais si l'on revenait d'abord au problème de base ?...

On se rappelle donc que le Mont-Édouard, comme tout centre de ski, pourrait difficilement espérer se voir devenir rentable un jour sans d'abord s'assurer de pouvoir profiter lui-même de ce qu'on pourrait appeler les « services périphériques » de l'industrie, tels que l'hébergement et les boutiques et l'école de ski.

Or, comme on a pu le voir, une montagne comme le Mont-Édouard pourrait difficilement espérer pouvoir s'approprier d'elle-même de tels « services périphériques », d'autant plus que c'est à cause de sa propre précarité qu'elle a justement du se défaire d'au moins un de ceux-ci, à savoir l'hébergement !...

Et comme on vient aussi de le voir, si en théorie la municipalité aurait peut-être les « reins assez solides » pour racheter elle-même de tels services, quitte à les rendre ensuite à la montagne, il lui semblerait impossible de le faire en réalité, à cause des considérations politiques que cela pourrait impliquer. Autrement dit, on pourrait difficilement concevoir une administration municipale qui oserait entreprendre de telles dépenses, à moins de ne voir aucun problème à perdre ensuite ses élections.

Devant un tel état de fait, qui, vraiment, aurait donc la capacité de se lancer dans de tels investissements, sinon l'entreprise privée ? Et comment une entreprise pourrait-elle voir une quelconque rentabilité dans le fait de se procurer de tels « services périphériques », si ce n'est dans la mesure ou elle se trouverait d'abord à devenir propriétaire de la montagne en tant que telle ?...

Et si, autrement dit, l'avenir de la montagne passait en fait par sa privatisation ?...

Et avant de rejeter une telle idée du revers de la main, peut-être devrait-on jeter un coup d'oeil à ce qui peut se passer du côté du Mont-Tremblant.

Bien sûr, la municipalité de Mont-Tremblant est aujourd'hui fortement critiquée, et ce non sans raisons, pour son modèle de développement qui semble avoir consisté à faire une sorte de Disney Land du ski ce qui n'était au départ qu'un tout petit village, et sans que tout cela semble d'ailleurs profiter plus qu'il ne faut à ce dernier. On notera d'ailleurs qu'il s'agit très certainement du modèle parfait de ce qu'il ne faudrait donc pas faire en matière de développement touristique, ce qui devrait nous intéresser d'autant plus qu'à la base, on parle à cet égard d'un village au profil essentiellement similaire au nôtre.

Ceci étant dit, il faut cependant reconnaître au Mont-Tremblant ses succès pour tout ce qui peut concerner l'industrie du ski en tant que telle ; en effet, il semblerait qu'en terme de rentabilité, la station de ski du Mont-Tremblant se classe parmi les premières au Québec, pour ne pas dire, à plus proprement parler, qu'elle compte en fait parmi les seules qui soient réellement rentables, plutôt que de s'avérer carrément déficitaires, comme d'ailleurs la nôtre.

Le secret de Tremblant ? Il se trouve, que, comme par hasard, la station de Mont-Tremblant appartient apparemment à une compagnie privée du nom d'Intrawest, qui se spécialiserait justement dans la gestion de centres de ski, et ce à travers toute l'Amérique du Nord. D'ailleurs, le statut multinational d'une telle entreprise ne peut que confirmer son expertise, en plus qu'il ne peut que lui garantir une plus grande capacité financière, qui puisse donc lui permettre de procéder à des investissements de plus grande ampleur, du genre dont notre montagne aurait justement besoin.

Évidemment, le cas d'Intrawest n'est qu'un exemple, qui ne tend en fait qu'à démontrer que, du moment que l'on ouvre sa porte plus grand, de plus grands joueurs peuvent alors entrer eu jeu...

Et bien sûr, cela ne veut pas dire qu'il n'y aurait qu'à mettre la montagne en vente pour que l'acheteur parfait se présente aussitôt. Mais tant que l'on tient la porte fermée, alors que peut-on vraiment espérer de nouveau, sinon encore plus de dégénérescence que l'on a déjà pu en constater jusqu'ici ?...

Et si, comme dans tout bon processus d'appel d'offre, on part du principe que l'on recherche avant tout le meilleur candidat possible, alors que cherche-t-on au juste à accomplir, du moment que l'on se refuse à procéder ainsi, sinon à garder une entreprise entre les mains d'administrateurs, notamment municipaux, qui n'ont pas nécessairement intérêt à voir leur compétence comparée à d'autres ?... Et dans ce cas, pourquoi laisserait-on certains administrateurs garder le contrôle sur la montagne, si ceux-ci ne sont justement pas à la hauteur ?...

N'est-ce pas là le genre de questions qu'il nous faudrait surtout nous poser en tant que contribuables, et donc en tant que ceux qui de toutes façons auront à payer les factures au bout du compte, que les choses soient bien gérées ou non ?...

20/02/2011

Et si l'on se posait les vraies questions ?...


Comme on a pu le voir lors de l'entrée précédente, et contrairement à ce qui a souvent pu être sous-entendu jusqu'ici, il semblerait que le personnel du Mont-Édouard dans son ensemble devrait surtout être félicité pour son efficacité, plutôt que d'être « remercié » au sens strict du terme et donc licencié sans plus de formalités.

Or, comment se fait-il donc que, malgré toutes nos prouesses d'efficacité, le Mont-Édouard semble toujours se retrouver pour ainsi dire « dans le trou » ?...

Et pour mentionner une mesure qui vaille réellement la peine d'être considérée, à savoir l'écart entre les revenus et les dépenses, comment se fait-il donc qu'année après année, le Mont-Édouard semble toujours accuser un manque à gagner d'environ 150 000 $, qu'il revient donc tout naturellement à la municipalité de combler ?...

Et si, comme on a pu le voir lors de l'entrée précédente, le Mont-Édouard semble pratiquement s'avérer un modèle en ce qui concerne le contrôle des dépenses, alors comment pourrait-il, pour combler son manque à gagner, faire autrement que de regarder plutôt du côté des revenus ?...

Et surtout, n'est-ce pas justement le genre de question que l'on devrait d'abord se poser, plutôt que de se borner à se demander quelle sera la prochaine personne à congédier ?...

Et pour en revenir donc à la véritable question, dans tout ça : comment une montagne de ski peut-elle donc procéder afin d'augmenter ses revenus ?...

Et sii, encore une fois, on commençait par se comparer à ce qui peut se faire ailleurs plutôt qu'à nous comporter comme si nous devions réinventer à nous seuls la gestion d'un centre de ski, on pourrait constater qu'au départ, les problèmes financiers du Mont-Édouard semblent loin de représenter un cas à part. Ce n'est sans doute plus un secret pour personne, en effet, que l'industrie du ski s'avère loin d'être celle qui a le plus le vent dans les voiles, et ce à travers tout le Québec, sinon toute l'Amérique du Nord. Ceci dit, toutes les stations de ski ne sont bien sûr pas nécessairement aussi mal en point les unes que les autres. Et du moment que l'on regarde un peu ce qui peut se passer aux stations qui semblent s'en tirer mieux que les autres, on constate aussitôt que la situation financière du Mont-Édouard part avec un désavantage relativement sérieux.

En effet, il semblerait que notre montagne soit incapable de profiter de revenus tels que ceux de l'hébergement, de la boutique d'équipements ou de l'école de ski, pour la simple et bonne raison que tous ces services ne lui appartiennent pas. Or, si l'on pouvait rendre une station de ski viable par la seule vente de billets de ski, peut-être qu'alors l'industrie du ski dans son ensemble ne serait justement pas confrontée à des problématiques financières structurelles, comme c'est pourtant le cas en ce moment. On peut donc qu'en déduire que ceux qui parviennent à tirer leur épingle du jeu le font essentiellement en réussissant à générer d'autres sources de revenus. Et lorsqu'on est un centre de ski cherchant à générer de nouveaux revenus, ne serait-il pas pour ainsi dire logique de commencer par considérer tout ce qui peut tourner autour du ski, au départ ?

Et en fait, n'est-ce pas précisément par cette stratégie qu'une équipe de hockey comme le Canadien de Montréal parvient en fait à réaliser d'importants revenus, alors même que la seule vente de billets pour le match du Canadien ne pourrait jamais servir, à elle seule, à couvrir davantage qu'une petite partie des dépenses du club de hockey ?... C'est pourquoi le paquet a donc été mis sur la vente de casquettes, drapeaux, autocollants et autres gogosses qui en sont venus à générer la plus grande part des revenus du Canadien. Dans un même ordre d'idées, on peut donc raisonnablement conclure qu'il n'est pas nécessairement grave que la vente de billets de ski ne puisse à elle seule couvrir la totalité des coûts d'exploitation d'une montagne de ski ; mais pour que cela ne soit justement pas trop grave, encore faut-il que la montagne puisse trouver d'autres revenus !... Et si au départ la montagne n'est pas en mesure de profiter des services pouvant entourer le ski, alors ne faut-il pas admettre que ça part plutôt mal pour ce qui est de se trouver d'autres sources de revenus ?...

Autrement dit : en quoi est-il donc logique que toute la « business » entourant le ski profitent à d'autres qu'à la montagne de ski, alors que celle-ci ne peut pourtant faire autrement que d'avoir besoin, pour fonctionner, de trouver d'autres revenus que le ski ?...

Et dans la mesure où le Mont-Édouard est maintenant devenu une aventure municipale, jusqu'à quel point est-il donc acceptable que ce soient les contribuables qui payent épongent le déficit de la montagne, alors que tous les réels profits que celle-ci pourrait réaliser sont plutôt raflés par toutes les entreprises privées pouvant graviter autour de la montage ?... Ou en d'autre termes, comment se fait-il donc que ce soient les contribuables qui supportent tous les risques, alors que c'est le privé qui engrange tous les profits ?...


Et comme l'aura dit un certain citoyen à ce sujet : est-il vraiment normal que l'on nationalise les risques, mais que l'on privatise les profits ?...

Et encore une fois : n'est-ce pas là le genre de question que l'on devrait tout d'abord se poser ?...

Et si l'on était déjà efficaces, après tout ?...


Se pourrait-il donc que sans nécessairement l'avoir voulu, M. Claude Boudreault, le nouveau directeur du Mont-Édouard, nous ait pour ainsi dire quelque peu induits en erreur en mentionnant que la masse salariale de la station, qui aurait été de 150 000 $ il y a cinq ans, s'élèverait aujourd'hui à environ 550 000 $ alors que le nombre de jours-skis vendus serait pourtant resté à peu près le même ? Et surtout, se pourrait-il donc qu'un tel argument soit loin de représenter la justification idéale pour que l'on se mette à couper dans le personnel du Mont-Édouard encore plus qu'on ne pouvait le faire auparavant ?...

En effet, il n'y aurait apparemment qu'à consulter les derniers commentaires qui ont été faits sur ce blogue pour constater au moins deux considérations qui s'avèrent tellement fondamentales, en ce qui concerne l'évolution des dépenses du Mont-Édouard, que c'en est à se demander comment celles-ci ont pu ne pas être mentionnées lors de la dernière séance du conseil municipal. Premièrement, ça ne devrait pourtant plus être un secret que, depuis cinq ans, le Mont-Édouard a tout de même connu un certain nombre de tournants plutôt majeurs en ce qui a trait à l'ampleur de ses activités, alors qu'il a notamment étendu ses opérations sur 12 mois plutôt que sur seulement 8 mois, en plus d'ouvrir ses portes deux jours de plus par semaine, de façon à rester ouvert sept jours sur sept, plutôt que seulement cinq jours par semaine. Or, comment cela pourrait-il faire autrement que d'occasionner une augmentation des dépenses ?...

Mais en présumant que le Mont-Édouard ne peut vraiment faire autrement que de faire ne serait-ce qu'un minimum d'argent du moment qu'il est ouvert, alors le fait d'être ainsi ouvert 12 mois par années et sept jours sur sept ne devrait-il pas non seulement occasionner une augmentation des dépenses, mais aussi et surtout une augmentation des revenus ?... Or, encore une fois, comment se fait-il que cela n'ait été jusqu'ici mentionné ni par M. Boudreault, ni par M. Boucher, lorsqu'il s'agit d'expliquer la hausse des coûts d'exploitation du Mont-Édouard ?... Car si une augmentation des dépenses se trouve en fait à être compensée, et ce ne serait-ce qu'en partie, par une hausse des revenus, alors à quoi cela revient-il donc de mentionner une telle donnée isolement, si ce n'est à faire croire à quelque chose qui ne correspond tout simplement pas à la réalité ?...

Et en fait, n'est-ce pas précisément ce qui semble être confirmé par le fait que dans les dernières années, le Mont-Édouard serait passé d'un budget de 1,1 millions $ à 1,2 millions $ ?... Or, comment un tel 100 000 $ supplémentaire pourrait-il possiblement être vu comme un problème ?...


De plus, il semblerait que l'augmentation de la période d'activités du Mont-Édouard ne représente en fait que l'une des façons par lesquelles la station a pu prendre de l'expansion lors des dernières années. En effet, il n'y a qu'à mentionner les nouvelles infrastructures qui ont pu être installées, à commencer par l'installation d'un belvédère, d'une passerelle et d'une tour au sommet de la montagne, en plus de l'ajout de nouveaux sentiers pédestres sans parler des activités telles que les compétitions de vélos ou les concours canins, pour voir que si tout cela ne peut vraiment faire autrement que d'entraîner de nouveaux revenus, cela ne pourrait pas non plus faire autrement que d'entraîner de nouvelles dépenses. Bien sûr, dans le cas des infrastructures, on peut supposer que les dépenses furent surtout occasionnées au moment où celles-ci furent réalisées, et donc lors d'une année précise, mais ceci dit, on peut sans doute assumer que celles-ci ne peuvent qu'occasionner de nouvelles dépenses annuelles, ne serait-ce que pour tout ce qui peut concerner l'entretien de ces dernières, sinon leur perfectionnement, ou tout simplement leur parachèvement.

Mais d'une façon ou d'une autre, et au risque de me répéter, peut-on nier que de ces nouvelles dépenses ne peuvent qu'entraîner de nouveaux revenus ?... Et en ce sens, peuvent-elles vraiment êtres vues autrement que comme des investissements ? Et d'ailleurs, n'est-ce pas en ce sens que des nouveautés telles que la tour au sommet de la montagne sont habituellement créditées, et ce sans doute à juste titre, comme des réussites du maire Boucher ? Alors dans ce cas, comment se fait-il donc que l'on félicite celui-ci pour avoir lancé un projet, tout en blâmant ceux qui l'ont réalisé à cause des coûts que cela a pu entraîner ?... Car si quelqu'un devrait être blâmé pour de tels coûts, cela ne devrait-il pas être l'instigateur du projet en tant que tel ? Et si vraiment on supporte un tel projet, alors pourquoi devrait-on blâmer ceux qui en on pris les coûts en charge ?... Car croyait-on vraiment qu'on puisse construire une tour sans avoir à payer pour ?...

Par ailleurs, il semblerait qu'il y ait au moins une information, dans tout cela, qui s'avère tout simplement erronée, soit celle selon laquelle la masse salariale d'il y a cinq ans aurait été de 150 000 $.
En fait, il suffirait apparemment de consulter le directeur d'une autre montagne pour apprendre que la seule notion qu'on puisse gérer un centre de ski pour un montant aussi dérisoire s'avère tout simplement invraisemblable, sinon farfelue. Et de toute façon, je sais maintenant de source sûre que celle-ci s'élevait plutôt à environ 350 000 $, comme cela a d'ailleurs pu être rappelé lors des derniers commentaires faits sur ce blogue.

Et si l'on en croit l'auteur des mêmes commentaires, il semblerait que si l'on étende le taux de dépenses mensuelles de 2005-2006 à 12 mois plutôt qu'à 8 mois comme à l'époque, on obtiendrait une masse salariale théorique d'environ 507 000 $ ! De plus, en procédant à un exercice similaire, il semblerait que le fait de passer à une ouverture de 5 jours à 7 jours sur sept devrait théoriquement conduire à une augmentation supplémentaire des dépenses de l'ordre de 128 000 $. Si l'on réunit donc ces deux calculs, on se rend donc compte que si la véritable masse salariale de 2005-2006 avait été étendue sur une période d'exploitation comparable à celle que la montagne connaît présentement, elle aurait alors été de 635 000 $, soit presque 100 000 $ de plus que la masse salariale réelle de cette année.

Et tout cela, c'est bien sûr sans compter tous les nouveaux investissements qui ont été fait entretemps, ainsi que les nouvelles activités qui auront été mises en place, et qui, pour le rappeler, auront donc contribué à faire obtenir à la montagne des revenus supplémentaires de l'ordre de 100 000 $, à comparé de ce qu'ils pouvaient être à l'époque.

Et en ce sens, disons que le fait de parler « d'explosion des dépenses », comme j'ai moi-même pu le faire lors d'une entrée précédente, s'avère sans doute pour le moins exagéré, ce dont je tiens moi-même à m'excuser personnellement.

Et ce n'est pas tout.

Car si l'on tient compte du fait qu'il y a 5 ans, la coopérative du Mont-Édouard semblait attirer une masse de bénévoles bien autrement plus imposante que celle dont la montagne peut jouir aujourd'hui, il faut donc avouer que ce bénévolat représente en fait toute une masse salariale non comptabilisée, qui fait en sorte que la masse salariale totale de 2005-2006 devrait donc être passablement plus élevée. En contrepartie, il faut donc en déduire qu'avec le départ de ces bénévoles, le travail de ces derniers aura du être remplacé par celui de salariés, ce qui a forcément contribué à faire augmenter la masse salariale au fil des années. Or, comme on vient de le constater, celle-ci se trouve à être non pas plus grande, mais moins grande que celle à laquelle on aurait pu s'attendre en fonction de l'extension de la période d'ouverture du Mont-Édouard.

On pourrait même aussi parler des effets de l'inflation, qui aurait normalement du contribuer à rendre la masse salariale, comme d'ailleurs l'ensemble des dépenses, plus élevés que ce à quoi on aurait pu s'attendre, alors que c'est le contraire que l'on semble justement constater.

Et j'ai même un nouveau scoop.

Il semblerait que la masse salariale d'un autre mont de ski, en l'occurrence celle du Mont Grands-Fonds, se situe elle-même à environ 525 000$.

Alors considérant que notre masse salariale s'avère donc comparable à celle que l'on peut retrouver ailleurs, et ce malgré tous les nouveaux développements et les nouvelles activités, malgré l'extension de la période d'ouverture de la montagne, sans parler de la chute du bénévolat et de l'effet de l'inflation, alors ne faudrait-il pas en déduire que le fait d'avoir si bien limité la hausse de nos dépenses se trouve donc à représenter rien de moins qu'une petit miracle d'efficacité administrative ?...

Et dans ce cas, ne faut-il pas aussi déduire qu'il semble plus ou moins absurde qu'au Mont-Édouard, on ne trouve pas mieux à faire que de toujours licencier plus de personnel, dans la mesure où celui-ci semble déjà opérer d'une façon plus efficace, et donc vraisemblablement dans un contexte plus serré que ce que l'on peut retrouver à d'autre centres de ski ?...

Et si l'on s'acharne à essayer de régler un problème qui en fait est déjà réglé, cela ne commence-t-il pas en fait à ressembler à de l'absurdité ?... Et dans la mesure où le problème est si bien géré que l'on se trouve déjà à opérer à la limite de ce qui pourrait humainement être réalisé, est-ce que le fait de continuer à en demander toujours davantage pourrait revenir à autre chose que de brûler son personnel, et donc se tirer dans le pied ? Et est-ce là vraiment ce que l'on saurait qualifier de saine gestion, en toute honnêteté ?...

14/02/2011

À la tête de tout, responsable de rien


Quand on en est rendu au point où il suffit d'ouvrir le Progrès Dimanche (dans l'édition du 6 février 2011, plus précisément) pour en apprendre un peu plus sur la « propension du maire Boucher à s'immiscer dans tout ce qui bouge au sein de la municipalité», c'est que la chose est maintenant de notoriété publique, quoi que l'on ait sans doute préféré que l'Anse soit remise « sur la map » pour d'autres raisons.... Mais si une chose est claire, c'est que s'il n'aura fallu qu'une courte enquête au journaliste Denis Villeneuve pour être mis au fait d'une telle situation, il faut croire que ce l'on n'a manifestement pas besoin de se promener bien longtemps à l'Anse-St-Jean pour réaliser que la gouvernance semble y être devenue l'affaire d'un seul homme.

En effet, ce n'est sans doute plus un secret pour personne que le maire s'est lui-même imposé d'office comme le président d'à peu près tout ce qu'il peut y avoir de conseils d'administration ou d'organismes moindrement importants dans le village, du C.A. du Mont-Édouard à celui de la Petite-École, en passant par celui de la Société de Développement. Ainsi, il ne serait pas nécessairement exagéré d'affirmer que le maire se trouve donc à avoir le dernier mot sur à peu près tout ce qui peut se passer à l'Anse-St-Jean.

Et dans ce cas, comment se fait-il donc qu'à entendre le maire, ce ne soit jamais de sa faute si quelque chose en vient à ne pas tourner rond ? Car n'est-ce pas l'impression qui se dégage alors que toutes les administrations qui ont pu passer au Mont-Édouard auront été jugées et condamnées, l'une après l'autre, pour leur supposée incompétence, et ce par nul autre que celui là même qui les aura mises en place ?... Or, comment le vrai coupable pourrait-il être qui que ce soit d'autre que celui qui prend vraiment les décisions, au bout du compte, d'autant plus que c'est toujours le même qui les prend, justement ?...

08/02/2011

Explosion des dépenses au Mont-Édouard : À qui la faute ?...


Comme nous l'avons évoqué lors de l'entrée précédente, quoiqu'on puisse penser de l'approche du nouveau directeur du Mont-Édouard, M. Claude Boudreault, à qui il n'aura fallu que quelques jours en poste pour procéder à de nouveaux licenciements, il serait quand même difficile de se plaindre qu'une telle approche manque de clarté. Et comme on a pu le voir hier à la séance du Conseil municipal, il semblerait que M. Boudreault ne témoigne pas moins de clarté lorsque vient le moment pour lui de s'exprimer.

En effet, alors qu'il lui fallait justement expliquer en quoi une telle démarche s'avérait nécessaire, M. Boudreault n'aura apparemment eu qu'à révéler le fait suivant : alors que le Mont-Édouard connaît aujourd'hui un achalandage équivalent, si l'on en juge au nombre de « jours-skis » vendus, à celui qu'il pouvait connaître il y a cinq ans, on remarque que ses coûts d'opération, qui à la même époque se situaient autour de 150 000 $, ont depuis gonflé au point d'atteindre aujourd'hui autour de 550 000 $. Il faut sans doute avouer qu'autant un tel constat peut s'avérer simple, autant il serait maintenant difficile d'y voire autre chose qu'une justification à couper dans les dépenses du Mont-Édouard.

Ceci étant dit, s'il est une question que cette information tend à soulever, ne serait-ce pas surtout de savoir ce qui a bien pu se passer, en cinq ans, pour faire ne sorte que les dépenses du centre de ski aient ainsi explosé ?...

Et il se trouve que cette question fut justement posée hier, en l'occurrence par M. Jean-François Lanoue. Notons que la question fut d'ailleurs laissée d'abord sans réponse, alors que le maire semblait plus occupé à contourner la question qu'à y répondre, jusqu'à ce que M. Boudreault lui-même prenne finalement le relais, et qu'il livre en fait l'explication suivante : selon lui, les dépenses auraient commencé à augmenté à partir du moment où l'entreprise Ibis aurait été chargée de la gestion du Mont-Édouard, qui auparavant était plutôt administré par une coopérative. Encore une fois, on peut donc remercier M. Boudreault pour sa limpidité.

Et pourtant, il faut bien avouer que cela ne fait cependant pas le tour du dossier, ce qui ne manqua pas d'ailleurs d'être soulevé par M. Lanoue, qui a alors renchéri en demandant qui avait donc placé Isis à la charge du Mont-Édouard... Or une telle question n'avait peut-être même pas en fait à être répondue par qui que ce soit, car qui peut donc mettre en place l'administration du Mont-Édouard, propriété de la municipalité, sinon l'administration municipale elle-même ?... Et si l'administration Boucher fut donc responsable de la nomination d'Isis à la tête du Mont-Édouard, qui d'autre que l'administration Boucher devrait-il donc être ultimement tenu responsable des excès que cela a pu occasionner ?...

***

Tout au long de la soirée d'hier, le maire n'a eu de cesse de répéter, à qui voulait bien l'entendre et même aux autres, que toute dépense dans le Mont-Édouard représente un investissement. Cependant, jusqu'à quel point cela devrait-il justifier le fait de le fait de laisser les dépenses publiques exploser, même si celles-ci ne s'avèrent même pas nécessaires ? Et en fait, jusqu'à quel point un tel dérapage pourrait-il donc constituer quoi que ce soit d'autre qu'un gaspillage de fonds public ?... Et pourquoi le population devrait-elle donc endurer que l'on se soit payé à ses frais une orgie de dépenses qui apparemment n'a même pas pu bénéficier à qui que ce soit ?...