20/04/2011

Et s'il avait bel et bien des choses à corriger, au Mont-Édouard ?...



À entendre le maire Boucher, il faudrait croire que s'il y a eu du gaspillage au Mont-Édouard, cela n'aura jamais été la faute que de « certains jeunes », mais jamais bien sûr de sa propre administration, bien que celle-ci ait pourtant été à la tête du C.A. au cours des cinq dernières années. Ainsi, si gaspillage il y a eu, cela ne peut être que de la faute des autres, ce qui semble donc laisser entendre que le maire est ou bien incapable de choisir adéquatement son personnel, ou bien incapable de voir les abus alors que ceux-ci ont cours.

Mais si, au lieu de chercher les coupables en prenant soin de ne surtout pas se regarder soi-même, on se demandait qu'est-ce qui a pu se passer, au juste, pour que le Mont-Édouard en vienne à devoir se soumettre à une « cure de redressement » aussi drastique ?...

Et pour être plus précis : se pourrait-il donc que, de façon générale, on ait un peu oublié ce qu'est en fait le Mont-Édouard ? Et si on avait voulu se faire à croire que l'on était la grosse station de la place, et qu'à ce titre on pouvait se permettre d'entreprendre des dépenses qui sont justement dignes des plus gros centres de ski, alors que le Mont-Édouard se trouve pourtant à être l'une des plus petites stations de ski du Québec, du moins en terme d'achalandage ?...

Car pour reprendre les mots d'un certain citoyen de l'Anse, disons qu'à 35 000 jours-skis par année, disons, ce n'est quand même pas le Mont St-Anne !...
Et si l'on considère le fait que rien qu'au Mont-Lac-Vert, on compte déjà 85 000 jours-skis, soit trois fois plus que ce qu'on peut voir au Mont-Édouard, alors avouons que ce serait quand même difficile d'avoir l'air plus petit !...

Remarquons que cela n'empêche pourtant pas le Mont-Édouard de s'avérer hors de tout doute l'une des plus belles montagnes du Québec ! Mais se pourrait-il donc que dans notre émerveillement devant la beauté de notre montagne, l'on ait un peu oublié, à quelque part, que celle-ci n'en retrouve pas moins
avec l'un des plus petits revenus d'exploitation parmi les stations du Québec, ce qui fait qu'il ne peut donc qu'en couter plus cher qu'ailleurs pour la mise en place d'une saison, d'autant plus que la montagne elle-même n'est pas non plus des plus petites ?

Et s'il semble donc si difficile pour la montagne de générer des revenus, alors quelle autre moyen peut-il donc lui rester, pour équilibrer ses finances, que de réduire ses dépenses ?

Car cela ne devrait-il pas s'avérer justement l'avantage premier du Mont-Édouard, que d'être petit, dans la mesure où cela permette de n'avoir justement pas à entrer dans le train de dépenses qui peut caractériser les plus grosses stations ? Mais pour cela, encore faut-il comprendre que l'on ne peut justement se permettre de telles dépenses, en plus de ne justement pas en avoir besoin, au départ !...

Mais si, à l'inverse, on fait subir à l'une des plus petites stations du Québec des dépenses dignes des plus gros centres de ski, est-ce que l'on ne se trouve pas en fait à appliquer la recette miracle pour ce qui est de mettre une telle station en faillite ?...

Pour tout dire, se pourrait-il donc que l'on se soit mis à vivre quelque peu au dessus de nos moyens ?...

Et qu'est-ce qui permet au juste d'en arriver à une telle conclusion ?

Disons qu'il n'est apparemment point besoin d'aller fouiller bien loin pour dénicher certaines irrégularités en ce qui concerne la gestion du Mont-Édouard.

Si l'on se limitait par exemple à ne prendre le cas que de la masse salariale de notre centre de ski national, et qu'on décidait en fait de comparer celle-ci aux revenus bruts que peut récolter celui-ci en une année. Mais avant toute chose, rappelons-nous d'abord que les revenus bruts, cela représente en fait TOUT ce que le Mont-Édouard peut récolter, avant que l'on doive donc en soustraire les dépenses, notamment en termes de salaires.

Ainsi, et selon des informations obtenues de source sûre, on peut constater que pour des revenus bruts de 883 000 $ pour l'année dernière (et ce INCLUANT la contribution municipale annuelle d'autour de 150 000 $...), le Mont-Édouard aura en fait dépensé en salaire autour de 600 000 $ (593 000 $ pour être plus exact). C'est donc pas moins de 70 % des revenus de la station qui sont donc partis en salaire, alors que le ration normal entre ces deux montants devrait plutôt tourner autour de 20-25 % !...

Le moins qu'on puisse dire, en ce sens, c'est qu'il y avait sans doute place à certaines compressions.

Mais pourtant, comme il a d'ailleurs été mentionné précédemment sur ce blogue, il semblerait que la masse salariale du Mont-Édouard, d'année en année, se compare en fait à celle qu'on peut observer à d'autres stations de ski. Mais justement, est-ce normal que l'on paie autant en salaires à une station où l'on ne compte que 35 000 jours-skis qu'à des stations où l'on en compte plusieurs fois davantage, quand on se rappelle qu'il n'y qu'à aller au Mont-Lac-Vert pour en compter déjà trois fois plus ?...

Disons que de façon générale, l'impression qui se dégage de tout cela, c'est qu'on semble avoir oublié, et ce encore une fois de façon générale, qu'en temps normal il devrait quand même y avoir une certaine correspondance entre les revenus et les dépenses.

Par exemple, on peut certainement se dire que c'est bien beau d'ouvrir 7 jours semaines, mais est-ce seulement rentable ?....

Car du moment où l'on considère que cela coûte autour de 2 à 3000 $ par jour pour ouvrir une station de ski, est-ce que cela en vaut vraiment la peine si c'est pour ne voir pas plus d'une dizaine de personnes sur les pentes, et qui de surcroît ont déjà pour la plupart leur carte de saison, et ne payent donc rien à la billetterie ?... Ou autrement dit, à quoi les deux journées de plus pourront-elles donc mener, si ce n'est à gruger tout l'argent qui aura pu être fait durant la fin de semaine ?...

Et d'ailleurs, le même raisonnement pourrait en fait être appliqué pour ce qui est de garder la station ouverte à l'année, et plus précisément pendant l'été. En effet, il semblerait que de Mai 2010 à Novembre 2010, la montagne ait versé pas moins de 200 000 $ en salaires (192 000 $ pour être plus exact).

Mais que s'est-il donc passé, au Mont-Édouard, pour justifier que l'on dépense autant en salaires, et ce en plein été ?... Et quels que soient les événements qui aient pu prendre place, est-ce que ceux-ci justifiaient vraiment que l'on paye des employés à temps plein comme en pleine saison hivernale ? Ou n'aurait-il pas été possible de n'ouvrir la station que pour les journées où l'on prévoyait des événements particuliers, justement ?

Et s'il n'y avait pas vraiment d'événements particuliers, mais que l'on gardait en fait la station ouverte
même si cela ne générait pas vraiment de revenus dignes de ce nom, alors est-ce qu'on ne se trouvait pas tout simplement à « payer dans le beurre » ?... Et n'y avait-il vraiment pas d'autre but, en gardant la station ouverte toute l'année, que de pouvoir justement dire qu'elle était ouverte à l'année ?... Et si l'on doit se « mettre dans le trou » simplement pour pouvoir faire une telle publicité, alors ne faudrait-il pas avouer que c'est peut-être un peu trop cher payé simplement pour se vanter ?...


Et pour couronner le tout, peut-il vraiment y avoir un quelconque sens à payer ses employés sur une base annuelle dans la mesure où, une fois passé l'hiver, il se trouve ainsi à n'y avoir tout au plus qu'un certain nombre d'activités éparses qui peuvent avoir lieu durant le restant de l'année, ce qui semblerait donc inviter naturellement à « faire rentrer » des employés sur une base ponctuelle pour chacune de ces activités, et plus généralement de tout simplement embaucher ces derniers sur une base saisonnière ?
Ainsi, de façon générale, ne faut-il pas avouer qu'il aura sans doute couté pas mal cher aux contribuables de l'Anse pour maintenir un train de dépenses qui ne pourrait sans doute pas moins correspondre à la réalité d'une des plus petites stations du Québec ?...

Ou autrement dit, ne faut-il pas avouer qu'il semble ne pouvoir faire autrement que de nous en coûter, du moment que l'on se met à se prendre pour autre chose que ce que l'on est, surtout dans la mesure où cela peut être fait à grande échelle ?...

Et en bout de ligne, se pourrait-il donc qu'il y ait bel et bien certaines choses qui se devaient d'être corrigées au Mont-Édouard ?

Ceci dit, il semble pourtant clair que si licenciement il doit y avoir, cela devrait normalement être fait dans les règles de l'art ; et si tel n'a pas été le cas, alors on ne peut sans doute que laisser la justice suivre son cours, ou du moins espérer des excuses officielles de l'administration du Mont-Édouard pour toute erreur qui aura pu être commise à ce chapitre.

Mais au delà de tout cela, y a-t-il pourtant qui que ce soit, à l'Anse-St-Jean, dont l'avenir ne dépende pas, de près ou de loin, de celui du Mont-Édouard ?

Ainsi, ne serait-il pas surtout temps de nous retrousser les manches afin de contribuer à assurer un tel avenir, ne serait-ce qu'en commençant par nous asseoir tous ensemble autour d'une table afin de pouvoir enfin régler les différends qui auront pu être entraînés ?...

Il semblerait que tous aient intérêt à aller en ce sens, plutôt qu'à nous entêter à mener un combat que personne ne peut gagner.

17/04/2011

Vendre la montagne


À ce qu'il semblerait, garder le Mont-Édouard en vie, ou plutôt en survie, couterait donc à la municipalité entre 200 000 $ et 300 000 $ par année. Et comme la situation financière du Mont-Édouard ne semble pas exactement aller aussi bien qu'on pourrait le souhaiter, on serait donc en droit de s'attendre à ce cette « petite ponction fiscale » soit plus en voie d'augmenter qu'autre chose, pour les années à venir.

La question qui tue est donc la suivante : jusqu'à quel point serons-nous prêts à nous faire taxer toujours davantage afin de pouvoir jeter toujours plus d'argent dans ce trou sans fond ?...

Et à part de faire faillite ou d'emprunter toujours d'avantage, quelle véritable option pourrait-il donc nous rester, sinon de vendre la montagne ?...

Disons que c'est à bien y penser.

Surtout qu'il est toujours possible de prévoir, dans un contrat de vente, des clauses stipulant que le centre de ski doit continuer à être utilisé comme un centre de ski, pour que la vente soit considérée comme étant valide, sur un plan juridique.

Mais cela, bien entendu, ne pourra être réalisé que si dans la mesure où le Mont-Édouard puisse être justement vendu comme une entreprise pouvant au moins s'approcher de quelque chose comme une quelconque rentabilité.

Or, comment pourrait-on ne serait-ce qu'approcher d'une telle rentabilité, dans la mesure où la corporation du Mont-Édouard n'est même pas en mesure de profiter des bénéfices de sources de revenues aussi fondamentales que l'hébergement ?... Pense-t-on vraiment que le Valinouët pourrait lui-même s'en tirer si bien si ce centre de ski ne se trouvait pas à être lui-même propriétaire, et donc premier bénéficiaire de son propre village alpin ?...

Ainsi donc, comment pourrait-on vendre le Mont-Édouard au sein d'une proposition qui soit moindrement alléchante, si la municipalité ne s'assure pas d'abord de pouvoir récupérer les installations d'hébergement, ne serait-ce que pour pouvoir ensuite mieux revendre le tout, et avoir ainsi une chance de rembourser l'investissement qu'il lui aura ainsi fallu faire, avec la somme qu'elle pourra justement toucher de par la vente de la montagne ?...

Et si les propriétaires des installations d'hébergement, et donc de l'entreprise Au Pied d'Édouard, se refusait à une telle transaction ?...

Alors il faudrait donc se résoudre, une fois pour toutes, à fermer définitivement la montagne.

Or, il ne semble pas qu'une telle option soit vraiment dans l'intérêt de l'entreprise Au Pied d'Édouard, tout comme d'ailleurs de qui que ce soit à l'Anse-St-Jean.

Et cela, encore une fois, c'est sans doute quelque chose à laquelle il vaudrait la peine de penser au moins à deux fois.

Et s'il se trouve quelqu'un, notamment au conseil municipal, pour qualifier un tel discours d'alarmiste, alors comment se fait-il donc que ce dernier ne soit même pas capable de révéler publiquement le coût exact du Mont-Édouard, pour la municipalité, pas plus qu'il ne semble d'ailleurs capable de révéler quoi que ce soit de moindrement important à ses propres citoyens ? Et si la vérité est vraiment si rose que cela, alors comment se fait-il donc que l'on semble déployer autant d'efforts afin de nous la cacher ?...

Mais disons qu'une fois de plus, il semble qu'en posant la question, on se trouve surtout à y répondre.

10/04/2011

Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !...


Il me semblait que le maire Boucher était le premier à affirmer qu'il était non seulement de mauvais goût de « laver notre linge sale » dans les médias, mais qu'en plus, cela ne pouvait que contribuer à ternir l'image de l'Anse-St-Jean.

Comment expliquer, alors, qu'il n'a pourtant pas semblé voir le moindre problème lorsque le directeur de la montagne, M. Claude Boudreault, a fait étalage, et ce à Radio-Canada, des divisions qui pouvaient exister à l'Anse-St-Jean, sinon de porter des accusations qui, aussi graves puissent-elles s'avérer, ne semblaient pas nécessairement fondées pour autant ?

On peut d'ailleurs en juger par soi-même en cliquant tout simplement sur le lien suivant :


Et si le maire ne tolérait véritablement pas de tels comportement, comment se fait-il alors qu'il soit plutôt allé jusqu'à lire lui-même une lettre de Claude Boudreault au dernier conseil municipal, ce qui tend plutôt à suggérer que, loin de voir un quelconque problème dans tout cela, le maire semble plutôt s'empresser de soutenir ce dernier dans ses diatribes médiatiques ?...

Le maire serait-il donc disposé à ce que l'on expose ouvertement les problèmes de l'Anse, mais seulement du moment que cela fait son affaire ?

Ou autrement, faudra-t-il donc conclure, de façon générale, qu'il vaut tout simplement mieux faire ce qu'il dit, mais pas ce qu'il fait ?...

25/03/2011

Comment sauver le Mont-Édouard (une fois pour toutes) ?...


Je sais que j'ai l'habitude de poser davantage de questions que je ne peux donner de réponses. Alors pour une fois, je me permettrai donc de faire une proposition claire, simple et concrète pour ce qui est d'assurer à notre montagne un avenir digne de ce nom.

Mais tout d'abord, remettons-nous en contexte. On se souviendra donc qu'il ne servirait pas à grand chose de s'acharner à contrôler les dépenses, même si c'est pourtant ce à quoi la présente administration semble consacrer toutes ses énergies, puisque le véritable problème du Mont-Édouard consisterait plutôt en un manque chronique de revenus.

Or, comme on a pu le constater lors des entrées précédentes, le Mont-Édouard pourrait difficilement faire autrement que de manquer de revenus, dans la mesure où il n'est même pas en mesure de profiter de ceux associés à toutes les activités « périphériques » pouvant entourer le ski, soit l'hébergement, la boutique de sport ou l'école de ski, puisque ces services ne lui appartiennent tout simplement pas. Les propriétaires de ces services, de leur côté, se trouvent cependant à profiter allègrement des activités d'un centre de ski dont la survie n'est pourtant assurée que parce qu'il y a, de l'autre côté, des contribuables qui acceptent de soutenir celle-ci à bout de bras, et ce à même leurs propres économies. Ainsi, pendant que la municipalité de l'Anse-St-Jean maintient le centre de ski sur une sorte de poumon artificiel, à coup de subventions à droite et à gauche, les profits de tout ce bel effort sont pourtant tous accaparés par une poignée d'individus trop heureux de voir tout cet argent tomber du ciel, pour ensuite venir atterrir directement dans leur poches à eux, et à eux seuls.

Maintenant, tout cela, c'est merveilleux, mais peut-on seulement y changer quoi que ce soit ?...

Advenant que l'on se décide un jour à reconnaître que la municipalité de l'Anse-St-Jean n'a tout simplement pas les moyens de continuer à jouer à ce petit jeu encore bien longtemps, alors quelles seraient les options ? À part faire faillite ou emprunter encore et encore, ce qui ne serait peut-être pas recommandé à moins de tenir absolument à nous enfoncer toujours davantage dans le cul-de-sac financier dans lequel cette « stratégie » nous a justement plongés, il ne resterait donc pas vraiment d'autre option sur la table que de vendre la montagne, comme un certain citoyen me l'avait déjà expliqué d'une façon qui s'avère donc on ne peut plus pragmatique.

Et d'ailleurs, peut-être que le fait de vendre la montagne ne devrait pas nécessairement entraîner la fin du monde pour l'Anse-St-Jean, et peut-être même loin de là.

En effet, et comme cela a pu aussi être abordé précédemment à travers le présent blogue, tout n'irait peut-être pas si mal si la montagne ne se trouvait pas à être administré par des élus municipaux, et donc des politiciens, plutôt que par des entrepreneurs dignes de ce nom. Autrement dit, peut-être que le centre de ski aurait déjà plus de chances d'approcher de la rentabilité s'il se voyait géré par des gens dont la spécialité était justement de faire de l'argent, plutôt que par des politiciens dont l'intérêt premier est surtout de nous faire croire que tout va bien, au risque pour cela de devoir complètement camoufler la réalité telle qu'elle est vécue sur le terrain, ce dont la présente administration municipale semble d'ailleurs avoir fait sa propre spécialité.

Vendre la montagne semblerait donc s'avérer le premier geste à poser, du moins si l'on veut quitter l'univers de l'absurdité pour espérer avoir déjà un peu plus de chances de pouvoir enfin regagner celui des choses sensées.

Peut-être même est-ce déjà ce que souhaitent nos élus, mais peut-être ceux-ci ce seront surtout butés à la question qui tue, et qui se trouve donc à être la suivante :

« Mais comment peut-on donc espérer vendre une entreprise qui ne semble guère capable d'apporter autre chose qu'une faillite ? »

Et c'est là que mon ultime proposition devrait justement commencer à entrer en jeu... finalement.

Or la réponse à cette question, pour être moindrement valide, n'a d'autre choix que de répondre aussi et surtout à à la véritable problématique à laquelle fait face notre centre de ski, soit son manque de revenus, comme cela a pu être mentionné plus haut.

Car comment pourrait-on faire une proposition d'achat de centre de ski qui soit moindrement alléchante, si au départ celui-ci n'est même pas capable de générer des revenus ?...

Pour être moindrement intéressante, il faudrait donc que la proposition de vente du Mont-Édouard puisse aussi inclure l'acquisition des « services périphériques », ou autrement dit des petites poules aux oeufs d'or entourant la montagne, et qui pourraient donc permettre à son acheteur potentiel d'en retirer quelque chose comme de véritables profits.

Bien entendu, cela risque de s'avérer plus facile à dire qu'à faire, car après tout, pourquoi les propriétaires de poules aux oeufs d'or accepteraient-ils donc de se défaire de ses dernières « simplement » pour servir les intérêts de la communauté dans son ensemble ?...

Il semblerait qu'il n'y ait donc qu'une seule option possible : à savoir qu'un tiers parti accepte lui-même de racheter les « services périphériques », soit ceux de l'hébergement, de la boutique et de l'école de ski, afin de pouvoir mettre ceux-ci sur la table au sein d'une proposition globale de vente de la montagne, de manière à ce que celle-ci puisse ainsi commencer à devenir réellement attrayante pour un acheteur potentiel.

Or quel pourrait donc être un tel « tiers parti », qui aurait à la fois les moyens d'orchestrer une telle transaction, et la volonté de le faire essentiellement pour le bien commun ?... Ou, pour être plus précis, de qui pourrait-il donc s'agir, sinon de la municipalité de l'Anse-St-Jean ?...

Ceci étant dit, il est certain qu'il ne couterait pas rien, pour la municipalité, de racheter la totalité des installations offrant les « services périphériques » autour du centre de ski. Mais d'un autre côté, la vente d'un centre de ski devrait rapporter une somme qui ne soit pas exactement rien, pour le moins qu'on puisse dire.

Ainsi, si l'on imagine un scénario plus ou moins conservateur, où la somme obtenue pour la vente du Mont-Édouard correspondrait, grosso modo, à celle que la municipalité aura du verser pour racheter les installations périphériques autour de la montagne ; on pourrait alors avancer que la municipalité aura réussi à sauver le Mont-Édouard, et même à finalement lui assurer un réel avenir, et ce, pour la modique somme de 0 cent.

N'est-ce pas le genre de proposition qui mériterait au moins d'être considérée, avant que de se voir rejetée du revers de la main ?...

Et pour être plus précis : n'est-ce pas le genre de piste qu'il vaudrait la peine d'explorer, plutôt que de se dépêcher d'affirmer qu'il n'y a rien à faire et que les choses ne peuvent donc qu'aller de mal en pis, pour ensuite nous contenter de regarder une telle prédiction se réaliser sous nos yeux, comme cela aura justement pu être rendu possible de par notre propre inaction ?...

Ou autrement dit : pourquoi ne pas essayer quelque chose de nouveau, plutôt que nous entêter à nous enfoncer toujours davantage dans le trou où notre inertie nous a justement conduits ?...

Car Benjamin Franklin ne disait-il pas que « le comble de la stupidité, c'est de continuer à faire la même chose tout en pensant pouvoir obtenir un résultat différent » ?...

Alors pourquoi ne pas cesser de nous enliser toujours davantage à force de nous mettre la tête dans le sable, en commençant donc par nous résoudre, une fois pour toutes, à faire face à la réalité ?...

Et en un mot : pourquoi ne pas accepter de voir et de faire les choses autrement, ne serait-ce que pour faire changement ?...

05/03/2011

Dépenser, c'est facile, mais...


Considérant que l'Anse-St-Jean semble s'avérer l'une des municipalités les plus endettées de la MRC, sinon du Québec... Considérant que le Mont-Édouard semble être géré d'une façon telle qu'en bout de ligne, celui-ci ne semble pouvoir faire autrement que de représenter une saignée perpétuelle faite au compte de taxes des contribuables... Considérant que l'on semble juger nécessaire de dépenser autour de 100 000 $ par année pour faire venir une patrouille de police, alors que la village semble pourtant n'avoir jamais été qu'un havre de paix... Considérant que l'on semble ne pas trouver indécent de faire payer aux contribuables les frais qu'on pu entraîner des congédiements bâclés, quand ce n'est pas ce qui semble pratiquement s'avérer des procès privés...

Il faut avouer que si une chose semble facile à faire, c'est bien de dépenser...

Et s'il y a une chose qui s'avère donc particulièrement facile à faire, c'est donc de dépenser sans compter, notamment en jetant de l'argent à droite et à gauche, voire en veillant à payer autant que possible à chaque fois qu'il faut dépenser pour quelque chose. Et en suivant le même raisonnement, la chose la plus facile de toutes serait donc de dépenser tout ce que l'on a, et même ce que l'on n'a pas, quitte à devoir pour cela s'endetter, et donc refiler la facture aux générations futures, au bout du compte.

Dépenser, c'est donc facile, et d'autant plus dans la mesure où l'on n'éprouve pas trop de gêne à dépenser au delà de ses moyens. Mais est-ce pour autant un bon exemple de saine gestion ?....

Et s''il y a une chose qui s'avère peut-être un peu plus difficile que de simplement dépenser de tout bord et tous côtés, ne serait-ce pas de définir ses priorités, avant toute chose ?... Or, cela ne commencerait-il pas déjà à ressembler un peu plus à de la saine gestion, justement ?...

04/03/2011

Les coûts de la vengeance


L'ancienne secrétaire-trésorière municipale (ou directrice générale, selon l'appellation), Mme Lolita Boudreault, avait apparemment été remerciée de ses fonctions sans plus de formalités, ce qui, en bout de ligne, semble n'avoir servi qu'à déclencher des recours en justice, qui en bout de ligne auront surtout forcé la municipalité à payer tout de même le salaire de Mme Boudreault pendant plus de deux ans. En fait, il semblerait que ce ne soit pas avant tout récemment que la municipalité a pu cesser de payer les frais d'une telle aventure.

Si l’on ajoute un tel état de fait à toute la vague de congédiements qui semble affecter l’Anse-St-Jean, et plus précisément tout ce qui, de près ou de loin, peut se relever du maire Boucher, et ce d’ailleurs depuis l’arrivée du maire Boucher, est-ce qu’on ne serait pas en lieu de se demander si, à l’Anse-St-Jean, le congédiement, plutôt qu’une mesure de dernier recours, n’en serait pas plutôt devenu une à laquelle on aurait recours «par défaut» ?...

Or, un tel «roulement» de personnel peut-il vraiment refléter le souci de mieux servir la population, ou plutôt une pure et simple incapacité de travailler avec autrui ?...

Et à en juger de par le coûts qu'un congédiement bâclé peut entraîner, peut-on vraiment prétendre que de gouverner par congédiements» puisse s’avérer une si payant que ça, du moins en autant que les finances de la municipalité peuvent être concernées ?...

Et qui sait, peut-être cela pourrait-il contribuer à expliquer qu'à l'Anse-St-Jean, comme on a pu le voir plus tôt sur ce blogue, les «dépenses de fonctionnement» de la municipalité seraient apparemment plus de deux fois plus élevées que celles de St-Félix d’Otis ou de Sacré-Coeur, juste comme ça en passant !...

***

Dans une même lignée, on pourrait également parler de M. Elzéar Houde, dont le procès, gagné récemment par la municipalité, s'est tout de même déroulé aux frais de cette dernière.

Ainsi, c'est à se demander si, quand ce n'est pas en « gouvernant par congédiements », c'était carrément en ayant recours à des procès que l'administration Boucher cherchait à exercer son autorité.

Mais d'une façon ou d'une autre, est-ce que l'on peut vraiment parler d'une façon idéale ou exemplaire de fonctionner avec son entourage ?...

Et est-ce que la population de l'Anse trouve vraiment si réjouissant de devoir elle-même ramasser les pots cassés à cause des chicanes personnelles qu'un individu peut entretenir autour de lui ?...

Ou autrement dit, n'y aurait-il pas mieux à faire, avec l'argent des contribuables, que d'engouffrer celui-ci dans ce qui semble ne s'avérer guère plus que de la vengeance ?...

Ou du moins, si vengeance il doit y avoir, est-ce vraiment la population qui devrait en assumer les frais ?...

03/03/2011

Quelles sont donc nos priorités, au juste ?...


Je fus en effet surpris de constater, lors du dépôt du budget de 2010, que la municipalité se trouve bel et bien à dépenser autour de 100 000 $ par année, et ce simplement pour faire venir une voiture de police sur une base plus ou moins quotidienne.

Maintenant, je ne crois pas qu’il y ait grand monde, dans le village, qui conteste la nécessité d’assurer la sécurité de la population. On ne sera sans doute pas trop étonné d'ailleurs que ce ne soit pas là le but de mon propos. Mais ceci dit, peut-on vraiment prétendre que de payer pour regarder la police venir se « vire »r avant de s'en retourner soit vraiment la MEILLEURE mesure qu’on puisse trouver pour atteindre un tel objectif ? Car en fait, à part nous coûter cher, comment pourrait-on prétendre qu'une telle mesures puisse vraiment changer notre qualité de vie d’une façon qui soit ne serait-ce que moindrement significative ?...

Et si l'on commençait plutôt par nous demander quels sont au juste nos véritables besoins, et donc à nous demander si, pour être plus précis, on a bel et bien BESOIN de la visite d’une voiture de police chaque jour, et toute l’année durant ?... Et plus précisément, peut-on vraiment nous faire croire qu’il s’agisse de l’option la moins couteuse qu’on puisse trouver ?...

En fait, il semblerait que non, si du moins on considère une certaine, émise par l’équipe éditoriale du journal The Gazette, justement en ce qui a trait à la question des services de polices municipaux (vous pouvez d’ailleurs avoir accès à cet article en cliquant tout simplement sur le lien suivant : Quebec should look closely at policing needs). Le question que soulève la Gazette, c’est donc la suivante : si l’on détermine que notre besoin réel, c’est tout simplement de patrouiller les rues, alors est-ce qu’on a réellement besoin de demander les services de la SQ, dont les dont les officiers sont notamment formés pour les services de pointe tels que la lutte au crime organisé, avec tout le salaire supplémentaire que cela peut impliquer ?... Ou est-ce que cela ne constitue pas plutôt un parfait exemple de ce qu’on pourrait plutôt appeler «payer dans le beurre» ?...

Et ce que suggère donc la Gazette, c’est que si notre besoin ne consiste vraiment qu’à faire patrouiller les rues, alors pourquoi ne pas simplement embaucher quelqu’un à cet effet, et pour cette tâche précise, ce qui n’aurait d’autre choix que de coûter moins cher à la municipalité, puisqu’un tel travail ne demanderait même pas nécessairement de qualifications précises, ne serait-ce qu’en terme de scolarité ?... Par ailleurs un tel employé pourrait facilement être recruté sur place, ce qui aurait donc le mérite de faire travailler des gens de la place, en plus de sauver bien entendu tous les coûts qui peuvent se rattacher au «viraillage», car pourrait-on vraiment trouver plus absurde que de payer des gens, et qui plus est à gros salaire, et ce simplement pour brûler du gaz, après tout ?...

Et pendant qu’on y pense : embaucher des gens de la place, avec peut-être une petite formation qui n’a pas besoin pour autant d’être «la grosse affaire»... N’est-ce pas justement ce que l’on se trouve déjà à faire avec les pompiers ?... Alors pourquoi, et au nom de quoi, devrait-il donc en être différemment en ce qui concerne les policiers ?...

Et pour terminer cette entrée plutôt longue, il est vrai, je poserais donc la question suivante : si l’on tient À TOUT PRIX à dépenser 100 000 $ pour la sécurité (laquelle, il est vrai, est tellement menacée, d’abord...), alors est-on vraiment certains à 100 % que la meilleure façon d’utiliser de telles ressources, ce soit de les affecter à du simple patrouillage ?... Car enfin, si l’on veut vraiment prévenir le crime, n’est-ce pas plutôt par des mesures telles que la prévention, et donc l’encadrement des personnes «à risque», qu’on peut vraiment y arriver ?... En fait, n’est-ce pas précisément ce que l’expérience du Québec tend à démontrer, puisque le crime y est pas mal plus bas que ce qu’on peut voir, notamment, au Canada anglais, sans bien sûr parler des États-Unis ? Et de croire que l’on puisse vraiment combattre le crime simplement en se donnant un air viril et imposant, comme par exemple en laissant se pavaner des officiers de police, cela ne revient-il pas surtout à ne recourir qu'à des mesures de dissuasion, et donc de peur, finalement ? En fait, n’est-ce pas là le genre de philosophie qui est plutôt préconisée par des types comme Stephen Harper ? Et ne devrait-on pas surtout nous demander si c'est vraiment cela que l'on veut, à l’Anse-St-Jean ?...

02/03/2011

Trop de taxes à cause du Mont-Édouard ?... Il n’y a qu’à se tourner plutôt vers le Valinouët !...


À regarder aller la présente administration de l'Anse, c'est à croire qu'il n'y a d'autre moyen, pour développer notre municipalité, que d'investir toujours plus dans le tourisme, et donc dans le Mont-Édouard, quitte à devoir, pour cela, s'endetter toujours davantage, pour n'avoir d'autre choix, en bout de ligne, que de taxer toujours plus la population, pour que tout ce beau processus ait la moindre chance de se financer, si ce n'est pour tout simplement empêcher la municipalité de tomber en faillite.

Et pourtant, il semblerait que l'on ait qu'à regarder un peu ce qui se passe dans la municipalité abritant l'éternel concurrent de notre Mont-Édouard national, à savoir bien sûr St-David-de-Falardeau et son Valinouët, pour voir que l'on a pas nécessairement à aller bien loin pour rencontrer un tout autre modèle de développement, comme on peut d'ailleurs le constater en consultat l'article suivant : La valeur des propriétés explose – Louis Tremblay.

Si l'on en juge d'après l'article suivant, paru récemment dans le Quotidien, il semblerait donc que la municipalité de Falardeau, bien qu'elle se retrouve évidemment avec une situation comparable à la nôtre, et donc avec la nécessité d'investir elle aussi sur son mont de ski, ait pourtant trouvé le moyen de baisser ses taxes foncières, en faisant passer celles-ci de 78 cents à 67 cents par 100 $ d'évaluation. En fait, puisqu'elle se retrouve elle aussi à faire face à une croissance plutôt spectaculaire de la valeur de ses propriétés, en raison justement de l'activité touristique, il semblerait qu'une telle baisse de taxes constitue justement le meilleur moyen qu'elle ait pu trouver d'atténuer le choc que cela peut avoir sur ses contribuables, et notamment de s'assurer ainsi que la situation fiscale de Falardeau demeure au moins plus attrayante que celle que l'on peut retrouver chez ses principaux concurrents, à commencer par... l'Anse-St-Jean !...

En effet, s'il y a une chose dont le maire de Falardeau, M. Jean-Yves Dufour, semble particulièrement fier, c'est de préciser que les taxes foncières de Falardeau sont certainement moins élevées que celles qu'on peut retrouver à l'Anse-St-Jean, et qui se situeraient plutôt à 1,40 $ par 100 $ d'évaluation.

Face à une situation où la comparaison de saurait nous désavantager d'une façon plus flagrante, que peut-on donc se faire, sinon se demander combien de temps encore le Mont-Édouard devra-t-il se laisser faire la barbe par le Valinouët ?... Et pour être plus précis : comment se fait-il donc qu'il semble si difficile, pour l'administration Boucher, de réussir au moins à suivre l'exemple de ses voisins et concurrents ?... Et à regarder ceux-ci tirer leur épingle du jeu avec autant de désinvolture, comment faire autrement que de se demander pourquoi chez nous, tout devrait toujours être si compliqué ?... Et finalement, qu'y a-t-il donc, dans le modèle de développement du Valinouët, que nous semblons pratiquement incapables de comprendre ?... Est-ce le fait qu'un endettement excessif ne pourra jamais servir personne ?... Ou encore que l'on ne peut penser vraiment penser développer une municipalité en ne sachant pour cela recourrir à d'autre moyen que de toujours plus écraser de taxes sa population ?... Ou est-ce que ce que ce serait plutôt l'ensemble de ses réponses qui représenterait le mieux ce que l'administration actuelle de l'Anse ne semble tout simplement pas en mesure de comprendre ?...